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 fond de Tiroir

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Cracky
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MessageSujet: fond de Tiroir   Mer 4 Aoû 2010 - 21:54

D'outre Rêve
Yaël
Fanfic digimon
Fanfic pokémon

Ce sont des textes que je continuerai plus tard ou que j'ai abandonné:

D'outre Rêve

~A~

J'avais un baton dans ma main, des guenilles usées sur mes épaules, les cheveux en bataille, les yeux épuisés. Je marche dans la brûme sur l'océan infini, des plûmes se collaient à mes pas. Un carré de bois pour épave, un carré de drap pour voile, je vogue sur les flôts onctueux, tiré par le large. Mon bâton digne d'un mât porta la lune en vigie qui luisait comme un bonbon. Les étoiles telles des lucioles, me guidaient à l'aveuglette. Naufragé perdu. Je me meuvais dans la mer à la recherche du paradis, des paillettes d'espoir triste dans mes yeux.

Quand soudain.

Du haut des cieux l'âstre du jour, fatigué de ma nuit, transforma le rêve éternel en cauchemar bref.
Les nuages se donnent à la lune, les étoiles embarquées m'ont crié « au secours! ». Je m'étais égaré, moi, le vagabond, sur l'Onde. Je m'agitais, je gigote, la chance va s'eloigner.

Me voilà au point de départ, le vent et la pluie me servent de berceuse. Mon bâton en main, Pelerin du sommeil, je repartirais sur la mer calmée, je m'enfonce dans les plûmes et l'eau. Le parfum était doux, du haut du ciel, les étoiles et la lune, mes amis me saluent. Je fermais les yeux, flotterais sur mon bateau, un carré de bois et un carré de drap, je goutte l'eau, elle était sucrée. Les plumes sont douces. Le voyage va commencer.


-1-

Boum! Un grand bruit, et il se disloqua.

-2-

Alexis Navo fit un tour sur lui-même pour tout voir de l'endroit où il dormirait désormais. Des cloisons de bois séparaient les lits en groupes de quatre, des rideaux verts pommes donnaient un peu d'intimité aux résidents. La salle sentait bon la lavande, car les draps avaient été peu avant remontés de la lingerie. Des armoires adossées aux mur étaient remplis des vêtements, de petits coffres près des lits reccellaient les autres affaires personnelles. À travers une fenêtre, il vit le grand parc qui s'étendait à l'horizon. Il se rapprocha d'un lit vide, s'assit.

Il n'avait guère plus que quinze années laissées derrière lui. Des cheveux foncés descendaient sur ses oreilles, ses yeux étaient bleu-nuits. Alexis avait une taille banale et était solide pour son âge. Les Navo comportaient quatre membres encore en vie: sa mère, son père, son frère Celestin âgé de huit ans, et sa soeur âgée de six.

Alexis plaça ses affaires dans son coffre, il rajusta sa veste trouée au niveau du ventre et remit sa casquette bien droite avec l'aide d'un miroir appartenant à son unique voisin. Il remarqua avec tristesse la grosse fente sombre qu'il avait à la base du cou depuis quelques heures, la plaie était ouverte mais le sang ne coulait pas.

_Tu es prêt? Lui demanda un gardien.

Alexis hocha la tête. Il s'apprêtait à sortir, lorsque un grand coup de cloche resonna dans toute la constuction, le gardien regarda sa montre soucieux.

_Déjà?

Dans tous les couloirs un nombre immense de personne convergea vers le refectoire. Un si grande marée humaine qu'Alexis en sortant du dortoir se crut happé. Il prit la même direction que tous les autres, son ventre réclamant une quantité raisonable de nourriture. Il se plaça dans la file d'attente sans broncher. Il avait tout le temps qu'il voulait.

La file d'attente avançait à la vitesse d'un poisson sur terre, lentement, mais il ne semblait pas avoir conscience de la façon dont le temps défilait. Il attrappa un plateau sur la pile, et y entassa les quelques plats qui l'interressait. Il s'assit à une table écarté du lot.

_Je peux m'assoir?

Un grand blond un peu plus vieux que lui venait d'apparaître. Alexis lui fit un signe, il s'assit.

_ Je m'appelle Thomas. Indiqua-t-il.

Alexis lui repondit, laconique. L'autre ria.

_Tu es nouveau n'est-ce pas? Ça fait quatre ou cinq jour que je suis arrivé ici, tu veras, c'est super.

Alexis n'en doutait pas une seconde, seulement il ne pouvait oublier ce qu'il avait perdu en arrivant, avant de boucher ces manques par autrechose, il voulait ruminer un peu sa tristesse.

Il mangea en silence, au contraire de son voisin. Un coup de cloche retentit encore une fois. Dans la salle, tout le monde finit son repas, puis un à un quittèrent le réfectoire pour le dortoir. Alexis se dépêcha de remonter. Il avait un sommeil énorme. L'adolescent grimpa les marches quatre à quatre et sauta sur son lit. Quelques rumeurs lui vint de par-ci ou par-là. Il mit les draps sur le lit, borda et frappa son oreiller une ou deux fois. Il prit un pyjama dans l'armoire et ferma les rideaux pour finir de se préparer au repos dont il avait besoin. Il enfila les vêtements de nuit et enfourna le linge salli et troué. Il rouvrit les rideaux.

Le garçon qui dormait à coté de lui avait les yeux tiré et une allure peu recommandable. Alexis devina qu'il n'avait pas dû avoir une vie très saine avant d'arriver ici. Il se demanda ce qu'il pouvait bien faire d'un miroir.

On éteignit les lumières, Alexis glissa dans ses draps. À la lueur d'une loupiotte qui brillait encore, Alexis observa le gros trou qu'il avait entre la poitrine et le ventre. Il s'endormit d'un seul coup. De l'éveil il passa au sommeil sans passer par une periode de somnolance.

Il n'en avait pas besoin, il dormait.

-3-

On ne pouvait voir à l'horizon que ce que l'on aimait. Dans les forêts il y avaient des arbres aux larges feuilles, avec de gros fruits et une belle écorce, dans les clairières se trouvaient des sources cachés dans des morceaux de roche mousseuse. Un eau clair et limpide, propre et douce, glissait sur les feuilles rousses et sur la mousse formant des ruisseaux et des rivières traversés par des gués et des ponts, des tuffières remarquables et des cavernes lumineuses suivaient le liquide qui nourrissait les animaux et les plantes. Calme.

Les rayons du jour traversaient les épais feuillages, les fleurs et les feuilles et les herbes paisaient entre ombre et lumière, tranquille et lents.

Des plaines et des jardins étaient éparpillés un peu partout, des hommes, des femmes et des enfants pique-niquaient sur l'herbe ou discutaient ou jouaient habillés de toutes les façons possibles, ayant toutes les couleurs de peau, les religions, les convictions possibles, des gens aux ethnies et origines diverses. Des fontaines et des terrains de jeux et des massifs de fleurs piquetaient les endroits qui se trouvaient là. La terre était infini, joyeuse et bonne. Il n'y avait que joie dans la région éternelle.

Les batiments étaient eux aussi immenses, mais ça n'enervait personne, ils avaient tout leurs temps. Des salles d'armes, de jeux, des cuisines, des bibliothèques, des salons, des salles de bal, de billard... Il y avait tout ce que l'on pouvait rêver. De la place, des occupations, des salles vide ou pleines de monde, il ne manquait de rien.

Alexis était sorti par une petite porte. Il avait évité avec soin les jardins publiques, préferant entré seul dans une forêt le temps de se faire à sa « nouvelle vie ». Ilentra dans une forêt touffue, s'eloigna des gens et des batiments et s'allongea dans l'onde d'un ruisseau. Il restait sans rien faire à se reposer, profitant du soleil éternel qui lui caressait doucement le visage. Il sentait le vent sur ses tempes et l'eau sur son corps. Il se demandait ce qu'il se passait chez ses parents, dans sa ville. Il aimait l'endroit où il était, mais des questions muettes se battaient dans sa tête. Alexis était tourmenté et le calme du lieu calmait un peu ses souffrance. Il se disait qu'il reviendrait souvent dans cette clairière pour calmer les peines de son être. Une cloche sonna, il se leva et s'approcha des batiment pour le repas de midi.

Yaël

Introduction

Le tonnerre frappa le sol laissant derrière lui un halo de lumière, partout il pleuvait et ventait, mais pourtant l'on pouvait voir derrière le manteau de la nuit un immense brasier de feu rouge et jaune qui ravageait la région.

Il était impossible de deviner quel était ce lieu, il pouvait se trouver partout, à Nayrê, à Tolork, à Hurlya ou même dans les terres au-delà des frontières. Les colines de terre rouge, les arbres noueux, les rochers de calcaire, la ville en flamme, tout cela était commun à toutes les provinces et pays.

Au sommet d'un rocher environnant se trouvait un étrange cortège, deux femmes restaient sur le bord du roc, la première portait un bébé, la seconde serrait un cadavre.
Sur le milieu, un homme regardait les flammes dans un air de culpabilité. Ils pleuraient tous tout autant que la pluie pleuvait.

La foudre et les flammes éclairaient leurs visages, la première, tenant son bébé, avait des yeux marrons et des cheveux bruns, ses yeux portaient sa tristesse vers la dépouille d'un guerrier barbare, en bas du rocher. La seconde à genou calinait son cadavre de ses grands yeux bleus.
L'homme avait des cheveux blanc long qui hérissaient sur sa tête, ses yeux vides de joie balayaient la plaine, il était habillé en armure de cuire et de fourure, et tenait une épée à sa ceinture.

Un éclair frappa de nouveau le sol, l'homme leva la main à hauteur d'épaule, un lumière jalli, puis plus rien. Le néant.

Chapitre I
Héritage et généalogie

Il faisait chaud dans la pièce, du moins, c'est ce que crût Yaël à son réveil. Il était en sueur, Ses cauchemars l'hantaient toujours, ils s'infiltraient dans son esprit, dans ses pensée et dans ses rêves. L'adolescent se calma les rêves partirent.

Yaël n'avait pas de parent, des années plus tôt son ami, Naïul, l'avait trouvé dans la rivière, accroché à une racine à moitié noyé. Il l'avait ramenné à Nolui, la fier capitale de Glasr, mais malheureusement, jamais Yaël ne pût se rappeller de qui il était l'enfant, de sa patrie, ou même son nom. Celui par lequel il répondait était un souvenir vague, une syllabe dont sa mémoire ne lui avait pas fait défaut. Il vivait depuis heureux dans la petite ville. Jamais personne n'était encore venu le réclamer ou rapporter d'autres contrés des souvenir de son ancienne vie.

* * *

Nolui était un village plaisant. Les maisons s'étalaient le long du fleuve blanc d'où sortaient mille poisson chaque jour dans les fillets des pêcheurs, elle pouvait vivre d'elle-même, si un jour d'autre venait à assièger la ville, les villageois en dehors des pertes humaines n'auraient à s'en faire, de tout Glasr, elle se trouvait sur un des lieux les plus nourrissant, la forêt des bannis en comptait moin d'une vingtaine, où dans chacune des clairières se trouvaient un village tout aussi imprennable. Depuis la grande guerre, qui vit la fin d'Eclon, la forêt s'était agrandit énormément, là où avant paisait les troupeaux dans une mer d'herbe se trouvaient milles arbres noueux et derrière la plupart d'entre eux se cachait des dangers plus térifiant les uns que les autres. En dehors de l'ouest de Nayrê et de Tolork, de Soyron et d'Urgun, tout autres région n'était plus qu'arbre. Mais la vengeance de C'hrey ne s'arrêttait pas là, la destruction de la vingt et unième lune à fait basculer le monde, la terre s'était agrandi sur l'océan sans fin, mais toutes les autres régions avaient perdu des terres, certaines n'existaient plus sous l'assaut des vagues.

Quelqu'un frappa à la porte, Yaël savait déjà qui se trouvait derrière, tout les jours depuis longtemps Izold la soeur de Naïul venait le voir le matin, elle voulait toujours lui dire ce qui était interressant aujoud'hui en ville, et ce tapage de plus en plus pressant montrait son impatience, il se passait quelquechose à Nolui!

Il se dépêcha de s'habiller, s'attacha les cheveux, et sortit de chez lui.

* * *

Yaël venait d'avoir quinze ans, il en avait douze lorsque il perdit la mémoire, mais bien sûr, amnésique, il l'ignorait. En ville, les habitants avaient dans son dos fait milles hypothèse de sa nationalité, certain disait qu'il était d'Eclarim, le fleuve prenant sa source dans ces montagnes, Mais un tel chemin dans l'eau, était improbable. D'autre pensait qu'il venait de ces provinces du nord, là où se trouvait éclon et les terres barbares,mais comment un tel Nantis se serait retrouvé dans le fleuve Nolui?

Les derniers préfèrent forger leur opinion sur son apparence, en effet, très singuliaire.
Yaël avait des yeux verts brillants qui contrastaient avec sa peau très claire, mais légèrement bistré. Cela était commun à bien des pays, non, ce qui les rendait sûr de sa nationalité dans son apparence, c'était ses cheveux, cela leur rappellait ces peuple nomade, née au plus profond de Glasr dans cette région aux croisements des fleuves nommé Kohardie.Ces voyageurs étaient caractèrisé justement par leur chevellure de teinte bleutée, mais Yaël n'était pas de pure sang Kohar, il avait sur le devant une touffe de cheveaux blancs, qui le faisait d'après eux, fils de Kohar et de Glor.

Cela n'était à son arrivée que supposition, mais de son accent, son caractère et sa façon de s'habillé, la gente de Nolui avait finalement tous pris le même opinion.

* * *

Le Kohar et Izold marchèrent dans le village en direction de la grande place de Nolui, La ville ayant réccupéré de l'influence depuis la chute d'Eclon, d'Aeyron, et de Nayrê (la ville étant à moitié engloutit). Pendant plusieurs année Hurlya et Nolui s'étaient disputés pour les derniers lopins de terre d'Aeyron, jusqu'à ce qu'il trouvèrent un accord.

La grande place de Nolui avait été faite pour célébrer cela. C'était une grande place marchande recouverte de pavés vert, tel que l'on en trouve dans les montagnes infranchises, rien que pour les ramener d'aussi loin, Nolui avait dû payer une somme incroyable de pièces d'or, sans oublier après le logement des marchands, des sommes immenses avaient été dépensé pour que Nolui devienne un des plus grands pôle de commerce du monde entier.

Ce jour là, des voyageurs du sud de Glasr étaient arrivés en ville, même si Nolui était la capitale, son influence avait du mal à se propager dans les régions les plus éloignés du pays, ce qui rendait l'arrivée de ces personnes un événement peu commun, ils pourraient prendre n'importe quelle attitude, ils seront le centre d'intérêt pourlongtemps.

Le premier était un prêtre de C'reyh d'après sa tenue, malgrès l'aparition de cette déesse, qui devait marqué le monde, les prêtres continuaient leurs travailles, faisant respecter les vertus de la déesse de Nolui. Il avait déjà plus de quarante ans, ses yeux se fatiguaient du poid des années, triste, il avait des cheveux châtains mi-longs, mais grisonnant, son visage commençait à rider mais il avait encore cette air fière qui le caractèrisait.

Le second avait le même nombre d'année, il avait le même air triste et fière, c'était plutot un diplomate, un chef de tribus, d'après sa tenue, quelqu'un de conscient des risques des voyages.

Quant au troisième et dernier, il avait la trentaine, un voyageur née, un marin qui gardait un vieux péroquet sur son épaule. Un groupe très étrange.

* * *

Izold abandonna Yaël et se promena sur le marché, les voyageurs étaient partis vers la taverne, Le Kohar chercha son ami Naïul dans la foule, l'arrivé de ces voyageurs ne les empêchera pas d'aller pêcher, à ça non!

Il l'aperçut près d'un marchant de fil, il cria son nom, Naïul se retourna et sourit.

_Tu en a mis du temps pour venir, j'ai failli croire que tu ne voulait plus venir.

_J'avais une certaine fille qui ne voulait plus me lacher.

Naïul éclata de rire, sa soeur était vraiment une petite folle, mais il l'aimait quand même.

Ils prirent la dirrection du sud, les poissons étaient partout dans le fleuve, il y en avait telement que le fleuve devennait argentée sous leurs nages, c'était un immense balet qui volait dans l'eau et qui sautait par dessus.

Une fois eloigné de la ville, au point de ne plus en entendre les bruits, Yaël et Naïul sortirent leurs affaires, lorsque des bruits de sabots retentirent dans la forêt.

Il faut savoir que les chevaux ne peuvent se promenner dans Glasr, les arbres y étaient trops serrés, et les dangers si nombreux qu'aucun quadrupède de cette envergure n'ose s'y aventurer, seul les Srosms, chevauché par des demons peuvent y pénétrer. Le kohar et son compagnon se jetèrent à l'eau.

C'étaient en effet des Srosms, immense chevaux rouge à gueule de monstre, carnivore, dont la crainte n'est pas injustifié, le moindre contact est mortel pour quiquonque. Ils étaient apparût derrières les arbres qui moururent et se décomposèrent en un instant, grandes chimères des temps moderne, fils du mal, les Sroms et leurs monteurs faisaient peur dans tout le vingt-huitième monde. Yaël et Naïul les virent, noir de cendre boire l'eau bleu du fleuve. Ils repartirent après au galop, partant vers Nolui. Naïul eût un sursaut, sortit de l'eau et courut vers la ville, ses parents, sa famille ses amis, tous risquaient de mourirent sous les coups maudits des chevaux noirs. Il fallait éviter ça, les prévenir, les faire fuir, préparer le siège, n'importe quoi. Du moment qu'ils vivent....

* * *

Yaël rejoignit Naïul, le garçon était agenouillé devant la ville en flamme, il était trop tard. Ses parents n'ont peut-être pas survécut. Et eux aussi, allaient mourir.
Non, personne ne devait mourir, il devait y avoir des survivants, il y avaient forcément des survivants.
Naïul courût vers la taverne de son père suivit de Yaël, aucun d'eux ne pouvaient croire ce qui arrivait, les maisons détruites, leurs restes en flamme, les dépouilles de leurs amis trainant sur le sol, là l'épicier, là le maire, un des nobliaux, un des paysans, en deux minute, Nolui était devenu la capitale des martyres, là où tout le monde mourrait en quelques minutes, beaucoup des dépouilles étaient même en train de se décomposer, la peau, les entrailles les os, tout partaient sous le regard térifié des habitants en terre, en cendre, dans la mort. Peu survivraient, peut-être aucun.

Naïul poussa la porte de la taverne, elle n'était pas encore détruite, mais à l'intérieur, un cavalier était en train de tuer ses parents et sa soeur. Sous son regard térifié, sa soeur perdit sa tête dans une mare de sang, son père perdit son corps, et sa mère perdit la vie. Aucun membre de sa famille n'y survécu. Il s'éfondra, les yeux pleins de larmes, il n'aurait pas dût rentrer en ville, maintenant il savait, et il allait lui aussi mourir. Le cavalier fonça sur lui, il allait mourir sous les pattes de son cheval démoniaque, et personne n'y pouvait plus rien, le cheval s'approcha et allait le toucher lorsque des éclairs le sépara de sa proie, les voyageurs utilisaient la magie pour protéger le dernier Nolon et son ami qui venait d'entrer dans la pièce. Le cheval se cabra sous la force de la foudre, son cavalier tomba à terre, et ce fût lui qui finit sous ses sabots, lorsque le Srosm s'enfuit dans l'arrière de la taverne.

Un des voyageur mis Naïul sur son dos, l'autre prit Yaël, et ils quittèrent tout les cinq la cité déchus.

* * *

Yaël, Naïul et les voyageurs avançèrent longtemps ce jour là, ils ne s'arrêttèrent que le soir, lorsque le soleil glissa, rouge, derrière les arbres en larme de Glasr. Le plus jeunes des voyageurs déposa Naïul au sol, le pauvre garçon avait longtemps sanglotté et pleuré pour Nolui, tant que les défunts emportèrent sa voix loin derrière l'horizon de la mort. Autours de sa coquille de larme, les autres firent cuire quelques légumes sur le feu, quelque bout de viandes, et quelques racines. Le chef de tribu prit les écuelles et les remplit. Chacun mangea longuemment sa pitence, respectant la règle des morts, d'après la religion. Ils ne parlèrent que lorsqu'ils eurent tous fini leur repas.

_Qui êtes vous? Demanda Yaël.

Le prêtre sourit, cet enfant lui rappellait tant un de ses amis, qui lui avait aussi posé cette question, il y a fort longtemps...

_Je suis Ezhvin, dit le plus jeune, et voici des amis de mon père, Taliesimm et Laïn. Et vous? Quels sont vos noms?

_Mon ami s'appelle Naïul de Nolui, et moi Yaël le Kohar. Que faisiez vous à Nolui?

_Nous recherchions des amis qui ont disparu après la bataille de C'har'nis, et maintenant nous rejoignons ma famille, à Ergunoc. Dit Ezhvin.

Yaël ne dit plus rien. Il sentait dans sa voix une réticence à parler de ça.

_Nous prendrons un bateau à Calom, maintenant dormons, la route sera longue.

* * *

Brechan regarda la mer d'un air nostalgique, les mains dans les poches, les pieds caressés par les vagues, laissant couller une larme ou deux dans le royaume des ondines.

Il n'était plus que le fantome de lui-même, face à l'immensité qu'il avait aimé, que sa femme avait aimé, que son fils et sa fille aimaient encore, que ses petits-enfants aimaient à leurs tours, mais il ne regardait plus la mer comme avant. Il ne pouvait oublier ce jour d'il y avait quinze ans, ce jour ou sa femme avait rejoint les morts. Punaise! Il ne l'avait jamais battu finalement, ni à l'épée, ni en magie, ni même au plus idiot des jeux de hasard, non plus aux courses d'escargots. Même à la mort, c'était lui qui perdait, encore.

Il sentait pourtant, dans sa douce amertume, qu'il allait bientôt la rejoindre.

fanfic digimon

Chapitre I
L'attaque du Greymon

_Mieu! Mieu! Il y a plein de rocher par là, viens jouer!

Mieu souriait de l'ingenuité de son cousin.Pour une raison inconnu, il gardait dur la tête un enorme bonnet de laine. Il s'appellait Kado.

Mieu et Kado était cousin, Mieu avait un frère, et Kado une soeur. Ils étaient tous orphelin de père et de mère à la suite d'un accident. Ils vivaient dans un foyer d'acceuil, et ce jour là était sur la plage, à la suite d'une excursion.

Ils marchèrent. Le sable faisait un drôle de bruit sous leurs pieds. Sur les rochers les attendaient deux autres enfant. Berthes et Anaïs.

_Berthes! Berthes! Dit Kado.

La plus jeune des deux, qui avait son age se retourna. Elle fit de grands signe de la main.
Ils se mirent à chercher des oursins, puis des coquillages, puis Mieu rejoignit les eaux, et arrosait les autres. Ceux-ci bougonait un peu, mais en fait, ils étaient amusés. Très vite il fut rejoins par Kado, puis par Anaïs, puis par Berthes.

Ils retournèrent sur la plage pour se reposer un peu, le soleil descendait vers la mer, astre du ciel parmi l'azur.

_à l'aide!

Tous se retournèrent. À quelques mètres, Anaïs s'enfonçait dans le sable s'ouvrant sous ses pieds en un immense entonnoir. Mieu courut vers elle, il disparut dans un autre, puis Berthes criant, puis Kado petrifié, tous disparurent dans les sables de la plage.

L'enfant sortit du sommeil. Elle s'était évanouie. Devant ses yeux s'en trouvaient d'autre plus gros, elle cria.

La chose descendit de son visage, elle était petite, sphèrique, avec quatre petites pattes de la taille d'un pouce, quatre feuilles de tilleul orangées lui servaient d'ailes, elle avait deux antennes, deux yeux violets et un grand sourire. Elle parlait avec une voix fluette, presque irréelle mais rassurante.
"Inutile de crier. Dit-elle, je suis ton amie.

_Qui es-tu? Demanda Berthes legerement rassurée mais bégaillante.

_Je suis Falimon."

Ses mots déchirèrent son âme, c'était les mots de l'amitié et de la joie. Elle comprennait que son passé avait pris un tournant depuis le précedent épisde. Une lumière orangeâtre jaillit de la poche de sa robe, elle y mit la main, et y trouva un appareil fort étrange.

Elle prit Falimon dans ses bras. Elle comprenait que sa vie avait tourné.

C'était sa plus grande qualité que de comprendre le passé, car elle n'avait aucune emprise sur le futur. Cela, car elle était enfermé dans des feuilles de tristesse.

Ils avançèrent dans ce monde étrange, Falimon volait autours d'elle, dansant pour son ami et pour la joie. Elle vit Anaïs au bord d'une rivière et sauta de joie: elle n'était pas seul avec Falimon. Et plus: elle avait une créature qui se trouvait à coté d'elle.

"Berthes! Dit Anaïs.

_Tu es ici, dit la petite non sans emotions, je pensait être seul.

_Oui. Murmura la plus agée avant d'augmenter le son de sa voix. Tu n'as donc pas vu Mieu ou Kado?

_Non, pas vu. Sonna Falimon.

Elle restèrent quelques instants à se regarder, la fleur qui tournait par là dit:

_Il y a quelqu'un qui approche! Là bas!"

Une ombre s'approchait en effet, elle avait une silhouette humaine, Berthes s'attendait au pire, mais Anaïs cria:

"Mieu! On est là!

C'était en effet le jeune garçon, il cherchait son cousin, mais ne le trouvait pas. Une autre créature se tenait sur son épaule, elle se présenta comme était Pussymon.

_Vous n'auriez pas vu Kado? Demanda-t-il.

_Non, pas vu. Si ça se trouve, il est resté dans notre monde.

Mieu hocha la tête, il ne pouvait pas croire que trois enfant sur quatre se retrouvent dans le même endroit sans que le quatrième, prèsent à l'ouverture du passage n'arivasse pas.

_Il est possible, fabula Berthes, qu'il soit tombé sur une tribu de melons antropophages avec des endives à la place des mains, et que ceux-ci vont le faire bouillir avec des oignons et de la mayonnaise.

_Ne te fiche pas de moi. Dit Mieu. Où trouverais-tu des melons antropophages à part dans ta tête?
_Chaud devant! Chaud devant!

Kado brailla ces mots losrqu'il passa comme un ouragan devant le groupe.

_Kado, où vas-tu?

_C'est pas ma faute! C'est pas ma faute! Pleura-t-il.

Un gigantesque Greymon lui courait après, Mieu, Anaïs et Berthes furent bien forcé de suivre le mouvement, encerclés comme ils étaient de deux arguments convaincants. Il fuyèrent à travers les bois, essayant de ne pas ralentir l'allure, ce qui se serait retrouvé fatale. Ils coururent longtemps jusqu'une rivière, leurs coeurs semblait sur le point d'exploser.

Les créatures accompagnants Mieu et Anaïs, Pussymon et Botymon lui firent face. Ceux de Kado et Berthes ne les quittaient pas, ils avaient peur qu'il ne leur arrivasse quelquechose durant la bataille.

Pussymon et Botymon savaient qu'ils n'avaient aucune chance dans l'état actuel des choses. Ils esperèrent un miracle, et il s'en produisit un. Ils luisèrent comme des lucioles, ils grandirent, et changèrent de forme. Ce n'était plus Pussymon et Botimon, mais Fragomon et Hirommon.

Ils se batirent pendant quelques minutes, mais leurs forces étaient toujours insufisantes, ils étaient trop faible. Cette évolution innespéré ne servit qu'à laisser le temps aus autres de s'enfuirent dans les eaux.

Chapitre II
Le communicateur

L'eau était froide et fraiche, elle coulait dans un val en U qui ne laissait passer que peu de lumière. Mais lorsqu'ils s'immergèrent, ils l'ignoraient. Très vite le courant les emmenèrent loin du greymon, Mieu avait réussi à attrapper Berthes, et Anaïs Kado. Ils essaya chacun de s'agripper au paroi, comme des mouches dans un bol de lait. Le serpent les emmenait au fond de son ventre, au fond de l'eau où ils perdirent très vite toute air. Kado perdit connaissance. L'eau leur maître ne voulut plus les lâcher, elle se jouait d'eux, essayait de leur prendre ce qu'il leur restait...

Mais très vite il sembla que le titan aqueux ne voulait rien de plus qu'un peu d'amusement. L'eau se calma et l'écume se perdit. La terre s'applanit, ils prirent pied plus loin dans la rivière.

Lorsque Kado se réveilla le lendemain, il n'y avait plus personne autours de lui. Il ne restait que Bourjmon qui ne voulait pas le quitter. Ce bourjmon! C'était une toute petite créature haut comme une tête. Une énorme boule de coton blanc d'où sortaient ses appendices, ses yeux et sa bouche. Une branche d'arbre sortait du haut de son crâne, ses mains étaient grande comme une pièce de monnaie, trois fois plus petites que ses pieds où que ses yeux. Il était pourvu d'une adresse de rat ivre tant pour tenir que pour marcher, ses pieds étant bien trop grand pour lui, un vrai clown.
_Où sont les autres? Demanda Kado.

Bourjmon leva ses gros yeux vert vers l'enfant.

_Fragomon et le grand sont partis chercher à manger, et Hirommon, Falimon, la blonde et la petite folle sont partis explorer les environs.

Kado faillit exploser de rire, il n'avait pas eu le temps de présenter Mieu, Berthes et Anaïs à Bourjmon, d'ailleurs...

_Vous êtes quoi comme bestioles? Demanda-t-il.

_Pas bestiole! Grinça-t-il, DIGIMON! MONSTRE DIGITAUX!

_T'as bien surnommé Berthes de "petite folle". Répliqua-t-il.

Ils se tournèrent le dos dans un même mouvement, et restèrent un instant à se bouder mutuellement. Finallement, la curiosité fut trops grande pour le petit garçon.

_C'est quoi ça, un digimon? S'excusa-t-il.

_ça veut dire "monstre digital". Et l'endroit où l'on se trouve se nomme le "digital world". S'excusa-t-il.

Berthes, Falimon, Hirommon et Annaïs avançèrent sous l'égide des arbres. Ils avaient décidé au matin de partir en exploration tandis que Manuel et Fragomon cherchèrent à manger. Ils avaient écarté le gamin de ces postes à la demande de son cousin.

Falimon voletait autours de Berthes, la journée était belle. Ils avançaient depuis bien longtemps quand Anaïs souleva un feuillage. Derrière, Falimon étouffa un cri.

Mieu et fragomon revinrent au campement les bras pleins de fruit peu après la dispute qui opposa Kado à bourjmon. Ceux-ci s'étaient très vite réconcilié, même s'ils gardaient dans leurs voix une part de reproche. Ils dévorèrent tous littéralement les fruits, il ne resta plus rien ni pour Berthes ou Anaïs, ni même pour Falimon ou Hiromon. Il ne resta rien du déjeuner.

_Je croie que l'on va devoir en rechercher, dit fragomon, les autres ne seront pas content s'ils retrouvent la table vide.

Il n'y avait bien entendu pas de table, mais Mieu comprit le message et ils repartirent récolter quelques fruits. Les deux autres restèrent sur place au cas ou les filles reviendraient entre-temps.

Mieu marchait dans la forêt suivit de près par fragomon, ils avaient repéré un gros pommier rempli de fruit pas trops trops loin. Ils y allèrent, ils le revirent. C'était un immense arbre à l'écart de la forêt, plein de fruits delectables, si gros et si bon qu'ils pouvaient presque rendre euphorique. Ils se saisirent d'un fruit, il était lisse et bien rouge, Berthes et Anaïs alaient adorer.
Ils en prirent de quoi nourir un régiment. Ce n'était pas très équillibré, pomme et pomme au repas, mais c'était mieux que de ne pas manger, et puis elles étaient si bonnes qu'ils ne ne pouvaient rien refuser au fruit de l'arbre. Fragomon croqua encore une pomme, puis suivit Mieu lorsque celui-ci retourna au camps.

Kado était toujours là, ainsi que bourjmon. Berthes et Anaïs, Hirommon et Falimon étaient de retour. La plus jeune des deux fillettes remuait les bras en décrivant quelquechose. Celle de l'age de Mieu restait derière elle avec Hirommon, sans bouger. Elle contemplait la scène, sa digimon aussi calme et sereine qu'elle. Kado et bourjmon portait le même visage ébahi.

_On a vu des champignons géants! C'était déments!

Mieu entendit cette phrase en arrivant au camps, il déposa les fruits aux pieds des demoiselles et s'assit dans un coin. Kado observa les gentes dames se goinfrer, il ne semblait pas choqué de leur parôles qui pourraient parraître mensonges aux yeux des autres. L'ainé attendit qu'elles arrêttassent de manger, puis leur demanda:

"Avez-vous trouvé quelque chose d'interressant?

_non, répondit Berthes, juste quelques arbres.

Falimon continua:

_Par contre, on a repéré une grotte à coté d'une cote, un peu plus loin dans la vallée.

_ce serait mieux pour dormir. Cette clairière est un peu trops ouverte, dit Kado. On pourrait nous attaquer pendant notre sommeil.

Hirommon et Falimon aquièscèrent, ils ne pouvaient pas rester sous de mauvais vents, ils devaient trouver de quoi s'habriter, et cette caverne, quoique providentiel, serait leurs meilleurs partis.
_Nous iront la visiter dès que vous aurez fini de manger. Dit Mieu.

_Ces pommes sont si bonne, sourit Anaïs qu'on ne rique pas de partir de si tôt!"

C'était la fin de l'été, le début de l'automne. Losqu'ils rejoignirent la grotte, la forêt se révelait sous une robe d'ambres et d'opales. Certaines feuilles étaient vertes, d'autres rouges, ocres, oranges, mats ou brillante. L'âme d'un artiste aurait bondit en voyant une telle palette de couleurs. Les feuilles tombaient une à une sur le sol, certaines glissaient sur le fleuve, d'autres gisaient parmis d'autres sur la terre.

La grotte apparût, c'était une faille rocheuse dans une part aplati de la cote, elle était sombre et froide. Kado n'était pas rassuré.

"Ne t'en fait pas, dit Mieu, avec un feu, l'endroit sera acceuillant et chaud.

Il prit une branche enduite de sève sur un des arbres, son digimon cracha une petite flammèche, et accompagnés de cette torches, ils entrèrent dans le boyaux, l'un après l'autre. La pâle lueur de la torche se reflètait sur les parois qui s'élargissaient peu à peu. Très vite, ils purent avancer les uns à côtés des autres.

_Wouah!

La grotte avait soudainement prise une forme circulaire. Ils étaient au fond de la faille, et celle-ci comprennait trois piliers placés à chaques tiers. Au centre, il y avait une sorte de petit volcan juste en dessous d'une cheminée.partout sur les parois lisses étaient placés des drôles de symboles, et dans de légeres interstices se trouvaient des rouages et des engrenages qui fonctionnaient tout seuls.
_Comme c'est étrange, remarqua Anaïs, cette grotte semble être naturelle, et pourtant elle contient des choses non-naturelles...tu y comprend quelquechose, Hirommon?

_Oui, cette grotte, c'est un communicateur!"

Quand l'oiseau dit ces mots, la lumière du soleil rentra dans la cheminée, et de façon étrange toucha la bassine volcan, un digimon apparut à l'interieur.

Chapitre III
Le digimon malheureux

Ce digimon était, comment dire...particulier. Il ressemblait à un hérisson, su son dos poussait de grosses épines de ronces, son museau était pointu, et ses pattes boudinnés. Par contre, ses yeux étaient grands et ronds, sa tête était recouverte de feuilles et sa queue était comme celle d'un lion. Ses couleurs n'étaient pas visible, le communicateur ne restituait qu'une image imparfaite et décoloré de celui se trouvant de l'autre coté de la ligne.

"bonjour, digissauveur.

Il tourna la tête autours de lui, il scruta l'obscurité.

_Vous n'êtes que quatre? C'est bizarre.

_C'est ce monde qui est bizarre! Brailla Berthes.

Le digimon la regarda et sourit.

_Tu as du tempérament dit-donc!

Kado empêcha Berthes de répliquer.

_Dis-nous, demanda Mieu, qui es-tu?

_Je suis Pamon, je suis l'un des dix, le seul qui n'a pas droit au bonheur dans ce monde.

Un silence se fit. Même Berthes se calma.

_Comment vous appelez-vous? Demanda-t-il.

Chacun se présenta.

_vous êtes arrivés hier?

Ils hochèrent la tête.

_et vos digimons se sont dejà digivolvés?

Ils racontèrent toute l'histoire de a à z sans rien ommettre. La tête de Pamon se pencha, et il ferma les yeux.

_Vous avez été attaqué par un greymon... pensa-t-il à haute voix.

_Il était énorme.

_Ce n'est pas sa taille qui importe, mais son agressivité. Les greymon ne sont pas agressifs de nature, quelqu'un à provoqué cette emotion.

Le silence se fit.

_Depuis quelques années, des digimons se sont retrouvés sous une emprise sombre, continua-t-il, des digimon de niveau bébé se sont retrouvé à attaquer sans raison après qu'une ombre se soit approché d'eux.

_Euh...coupa Kado. C'est quoi un niveau bébé?

_Les digimons ont six niveaux d'évolution une fois sorti de l'oeuf: bébéI, bébéII, enfant, adulte, parfait et ultime.

Pamon fit une pause et repris son discour.

_très vite, ces acces de rage s'est propagé sur les niveaux enfants, puis actuelement, aux adultes. Vous avez donc été appellé pour vaincre cette force.

_Qui te dis qu'on en a envie?

_ça, je m'en moque.

Berthes enrageait elle ne comprenait pas qu'il voulait lui faire comprendre qu'elle ne pourrait pas moralement choisir de tourner le dos à tant de soufrance.

_Les choses empirent, dit-il, je ne peux pas intervenir sans risquer gros, et sans vous faire courir un risque enorme, mais je vais essayer de vous aider du mieux que je pourrais, tant que ce communicateur fonctionnera.

_Les communicateurs fonctionnent avec l'energie du soleil qui touche l'interieur de la bassine. Expliqua Fragomon.

_Exact, je dois donc faire vite. Vos digimons sont actuellement au niveau enfant, mais vous ne pourrez pas battre vos ennemis sans qu'ils atteigne au moins le niveau adulte, et même là, je me suis pas sûr de votre réussite.

L'atmosphère devint lourd et oppressante.

_Pour que votre digimon monte au niveau adulte, il vous faudra les symboles, ceux-ci sont dispersé dans la région autours de vous, vos digivices vous y meneront, mais faites attention, certains symboles correspondent à d'autres digisauveurs.

_d'autres que nous?

_Oui, une fois que vous aurez les vôtre, revenez à cette caverne, j'essayerais de trouver un autre communicateur en état de marche, mais en attendant, bonne chance.

_Mais....

trops tard. La lumière du soleil était sortie de la cuvette, la communication était terminé.

Chapitre IV
Les premiers symboles

Le groupe quitta la grotte juste après, les parôles de pamon resonnait encore dans leurs oreilles. Ils montèrent la côte au dessus de la grotte, elle était en pente douce et assez haute pour qu'ils en atteignent le sommet. Ils scrutèrent les alentours. Il y avait une grande forêt autour d'eux, mais au nord la forêt s'arrêttait vite et était remplacé par un chaos rocheux, et au nord-est par une plaine parsemée de bosquet.

"je pense que nous devrions aller là-bas, dit Mieu en désignant la plaine.

Les autres hochèrent silencieusement la tête, et ils descendirent la côte à grands pas. La forêt était plus silencieuse qu'avant, le soleil était bas, mais encore assez haut pour qu'ils atteignent la plaine avant la nuit. Le sol était recouvert de feuilles et de mousses, les arbres étaient de plus en plus orange au fur et à mesure qu'ils avançaient vers le nord, ils se dénudèrent même lorsqu'ils arrivèrent au croisement entre la forêt, la plaine et le chao.

Le digivice de Berthes émmit un éclair, elle regarda l'écran, il y avait une carte de la zone, et un point lumineux brillait dans la zone des plaine. Elle soupira de soulagement, elle ne se voyait pas escalader les rochers alors que ceux-ci_comme elle venait de le remarquer_ étaient recouverts d'une fine couche de glace et de neige. Mieu et Anaïs la suivirent, mais Kado, lui, restait figé comme une peinture, les yeux sur son digivice comme une statue de sel. Il semblait avoir vu la troisième gorgone, c'était comme s'il ne pouvait plus bouger, paraliser.

Son digivice montrait également un point brillant, mais au milieu des rochers.

Personne ne remarqua le départ de Kado. Il était parti sans dire mots, sans faire de bruit. Il commença sa "promenade" dans les rochers par les sentiers plats, puis il grimpa un peu. Il n'était pas si loin du symbole, mais quand même assez éloigné. Il faisait froid dans le chaos rocheux. La glace rendait la progression plus difficile, et le froid bloquait ses sens. Bourjmon s'était endormi, accroché à un de ses bras. Sa vue se brouillait, il n'entendit bientôt plus que le silence et ne sentait plus que le froid. Il tenta de monter sur un des rocher, peut-être au dessus le soleil réchauffait les pierres et la glace était-elle absente. Il glissa plusieurs fois, mais ses mains et ses pieds prennaient une position stable sur les prises, et il commença son ascension. Le rocher froid n'était pas la meilleur chose qu'il avait touché, il frissonnait. Ses pensées convergeaient vers ses amis dans les plaines, pourquoi ne les avaient-ils pas suivis, ou du moins n'avait-il pas démandé de l'aide à l'un d'eux? Il continua ses regrets pendu au rocher, à plusieurs mètres du sol. Le gamin lacha une des prises, et remonta son bras vers la suivante. Il n'était pas question s'arrêtter de grimper, sinon il perdrait ses force et chuterait dans le vide. Avec l'estomac noué, il posa enfin le pied sur la plateforme. Le soleil innondait le haut du roc d'une chaleur légère, il s'allongea sans force sur des marques dans la pierre, à l'endroit même du signal lumineux.



Dernière édition par Cracky le Jeu 5 Aoû 2010 - 12:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Mer 4 Aoû 2010 - 22:00

Excusez ce double post, mais j'ai dépassé la limite de caractère.
fanfic pokémon

Chapitre I
Y'a du roulis, Y'a du tangage!

Seo gravissait la pente vers son école, au soir de ce jour, ils partiraient, lui et sa classe, dans leurs voyages initiatiques dans la région de Sino. Il reposa encore une fois son paquetage au sol_il pesait une tonne! Seo s'arrêtta et repris son souffle. Le soleil rougeoyait dans le ciel, il faisait beau. Il se releva et reprit la route encore fort longue jusque l'école. Il lui fallait une demi-heure en temps normal pour rejoindre les lieux, mais il gardait en plus de ses livres, ses cahiers, ses tousses, ses stylos, et ses vêtements, un gros objet dans le fond de son sac, celui-ci prenait de la place et du poids, s'il ne savait pas qu'il laisserait une partie de ses affaires dans son casier, il serait probablement resté sur la route à roupiller, puis serait rentré chez lui, inventant une quelquonque histoire de sycophante, que sa mère aurait probablement avalé. Non qu'il soit fénéant, mais il ne tenait pas à garder du plomb sur son dos. Au bout de trois quart d'heure, il voyait au loin les murs gris de son école avec les taches d'élèves multicolores en rangs d'oignons devant ceux-ci. Il courut jusqu'à eux, et prit la direction de sa salle.

La cloche retentit dans les couloirs, dans quelques minutes, tous les nouveaux dresseurs seront dans la cour, sac à la main pour prendre leur bateau à destination de Sino, Seo s'impatientait, dans quelques minutes il serait partit vers son destin, vers son rêve, il trépignait sur place en enlevant les livres de son sac, et courût après vers la sortie de l'école. Il grimpa dans le bus, montrant son pokédex_reçu le matin_au directeur. Celui-ci regarda à peine en cochant le nom de l'élève. Le garçon s'assit peu après à une place, et regardait les nuages passer par dessus des murs. Le bus demarra. Ils étaient partis. Quelques heures après il arrivèrent à un port, et ils embarquèrent sur un bateau.

Seo choisit de rester dans le dortoir, tous les autres étaient partis sur le pont, ou encore dans les salles « passage interdit », toute la soirée il voyait les professeurs courir partout, pourchassant les élèves imprudents. Seo sortit l'objet de son sac, le nettoya et s'endormit. La nuit tombait.

Le garçon se réveilla au milieu des ténèbres, tout le monde dormait dans les couchettes, il prit son sac et se leva. Le sommeil lui avait donné un goût âcre dans la bouche, il voulait boire. Il sortit, prit la direction des toilettes, et avala plusieurs litres d'eau. Un choc frappa le navire.

Seo se prit le robinet dans la joue, il se la frotta, puis courût vers le pont, la lueur de la lune et des étoiles lui révèla la présence d'un énorme pokémon qui tenait le gouvernail et l'hélice du bateau, lui coinçant toute chance de s'éloigner de ce monstre de la mer. Sur son dos, Séo reconnut deux silhouettes humaines, qui, l'une après l'autre montèrent sur l'imposant navire armé de grapin. L'enfant resta caché derière un tas de cordes. Il écouta les deux personnes sans se faire voir, personne ne vint vers eux.

_Tu crois que l'attaque berceuse de Grodoudou à suffis? Chuchotta un des deux.

_Bien sûr! Tout l'équipage doit dormir. Dépêchons-nous, nous risquons de rater l'heure du rendez-vous. Tiens, prends ces cordes, on va attacher le capitaine et bloquer la porte, ça devrait suffir le temps d'aller à Toigne.

Des pirates de mer! Seo n'avait pas de chance sur ce coup, ils s'approchait en plus de lui, les cordes ne le cacheraient pas plus longtemps, il rampa le plus vite possible et s'engoufra à travers une ouverture, quand, par un hasard mysterieux son sac se mit à luir: son oeuf allait éclore! Mais ce n'était pas le moment, il lui fallait vite se cacher quelquepart. Il vit dans cette nouvelle salle une autre porte, il bondit, et entra dans le poste de commandement. Mince! Il aurait dû visiter les lieux plus tôt! Sentant les bruits de pas, il aggrippa à deux mains le col de l'énorme capitaine, et le plaqua contre la porte. Il chercha des yeux autrechose pour se baricader, mais ne vit rien. La clenche s'abbaissa et se releva plusieurs fois.

_depuis quand ce capitaine s'enferme-t-il? Dit une des voix.

_Peu importe, enfonce-là!

Seo vit la porte se plier de ces mauvais traitement, et il était impuissant, l'enfant attrappa le levier de vitesse et le tordit dans tous les sens, la vieille barre fragilisé de rouille lacha très vite sous ses efforts, lui laissant une arme pour se défendre. La porte ceda. Les deux hommes entrèrent dans la pièce.

_regarde! Dit l'un des deux, un enfant ne s'est pas endormit!

Seo armé de son bâton sauta sur le tableau de bord et se plaqua contre la vitre, bien qu'armé, il ne faisait pas le poids, il avait peur.

_à trois, on lui saute dessus. Dit l'un d'eux, un deux...

Seo n'attendit pas, se rappellant les inscriptions sur le bus il brandit son baton et brisa l'énorme vitre, il sauta. La foudre retentit une première fois.

Seo courut dans les couloirs. Et éloigné du poste de commandement, il reprit son souffle. Son sac bougeait.

Il l'ouvrit vite: il avait oublier que son oeuf était éclot.

_piiichu!

La tête de son premier pokémon sortit de son sac, et il lui sauta au cou. Seo se ressaisit, mais un des deux hommes le rejoignit.

Te voilà! Dit-il. Tu nous as fait bien courir. Mais tu ne peux rien, ce bateau sera à Toigne demain soir, tu ne peux plus rien.

Seo recula et se heurta au mur, il ne pouvait plus rien.

_pichu!

La petite souris jaune s'interposa. L'homme s'arrêtta et rit, Pichu le frappa d'un éclair, il s'effondra. Tout s'était passé le temps d'un deuxième coup de foudre, au loin.

_pichu, pichu!

Le pokémon courût dans les couloir, Seo le suivit, il avait beau être le dresseur, il se faisait diriger par le pichu, mais il ne dit rien, ils étaient déjà amis.

Pichu courût jusqu'au poste de commandement. Mais la porte était fermé.

_Il ont dû fermer la porte avec une corde, viens, pichu.

Cette fois Pichu se laissa diriger, il suivit Seo jusqu'au dessus du poste, l'enfant attrappa pichu et le mit dans son sac pour ne pas le blesser, il descendit dans le poste par la vitre une seconde fois, ils heurtèrent l'homme à la barre, et celle-ci se mit à tourner à toute allure, emmenant le bateau dans un cercle continuel. L'homme s'évanouit.

Seo et pichu ne savait plus quoi faire, le capitaine ne voulait pas se réveiller, et le bateau tournait, il vomit. Pichu rongea la corde, Seo attrappa la barre, mais il ne pourrait rien faire de plus, il ne pouvait plus arrêtter le bateau, tout juste lui eviter une mauvaise rencontre.

_Vous ne pouvez pas conduire plus doucement capitaine!

Un prof entra dans le poste, et vit les dégats.

_Que fais-tu ici, toi? Vas te recoucher et sois sûr que tes actes seront sanctionné!

_Je ne peux pas! Le capitaine est endormi et le levier de vitesse est hors d'usage!

Mais le professeurs n'écoutait pas, il essayait de réveiller l'homme.

_Non! Dit Seo.

Mais trops tard, impuissant encore, l'homme se réveilla et attrapant le levier que Seo avait malheureusement ramené, il frappa pichu, puis Seo. L'enfant eut juste le temps de voir un troisième éclair frapper le ciel, et de voir le bateau s'illuminer d'étoiles bleues...

Seo ne se réveilla que deux jours plus tard dans son lit. Pichu dormait à coté.

_Ah, tu es réveillé!

Le dirrecteur se trouvait à quelques mètres, en train de ranger quelques affaires.

_Sais-tu que tu as causé pas mal de problèmes avant-hier? Mais bon, raconte-moi comment tu vois les choses.

Seo raconta tout depuis son arrivée sur le bateau, jusqu'à ce qu'il soit assommé, il s'interrompit.

_Monsieur, qu'est-ce que c'était que ces étoiles bleues?

_Un éclair, la foudre s'est abattue sur le poste de commandement, s'il n'y avait pas eût ton Pichu, toi, le capitaine, le professeur Dagne, et cet homme, seraient probablement tous morts.

_Comment cela? Demanda Seo.

_ton pichu a absorbé l'électricité contenue dans la salle et s'est ainsi réveillé, un coup de chance, car sinon, le bateau serait au main de ces hommes, où aurait à préparer des funérailles, le professeur Dagne a laissé ses pokémons dans le dortoir, et ne pouvait donc pas se battre contre l'homme.

Seo réfléchit, sourit, et dit au revoir au directeur, il prit pichu dans ses bras et sortit du dortoir. Au loin, on voyait des cotes se former. Le capitaine s'approcha de lui.

_C'est étrange, dit-il, on aurait dû être encore loin de Sino.

_Comment l'expliquez-vous? Demanda Seo.

Le capitaine ne l'écoutait pas, il était déjà repartit. Le bateau lui suivit les côtes, et s'engouffra dans une sorte de golf, une heure plus tard il s'arrêtta: plus d'essence.

Chapitre II
Le fils de la lumière

Les passagers rejoignirent la terre à l'aide des chaloupes, chacune y arrivèrent sans autres problèmes que quelques mals de mer, ou quelques professeurs à l'eau. Tout était tranquille de ce côté du monde. Un enfant, ayant à peu près leur age s'approcha d'eux.

_Que venez-vous faire ici? Vous n'avez pas le droit d'acoster sans autorisation du chef de la province, ou du maître de Granite!

Ce nom n'évoqua rien à Séo, tout le monde autours de lui était d'ailleurs surpris de l'entendre, seul quelques professeurs semblaient savoir où ils se situaient.

_Nous allons à Sino, dit le directeur, mais nous n'avons plus d'essence, où se trouve la ville la plus proche, pour que nous en achetions?

_Je regrette, dit l'enfant, mais il n'y a pas d'essence dans la région de Sept'doigt.

Tout le monde le regardait stupéfait.

_La région de sept'doigt possède aussi le nom de pays de Toigne.

Seo se souvint de ce nom, les pirates l'avait prononcé comme leur destination.

_Pas d'essence? Mais, comment allons nous partir?

_à pied, dit l'enfant, mais il vous faut pour cela l'accord du maître de la ligue, nul ne peu quitter Toigne sans son accord ou celui du chef de province en question.

_Alors mene-nous au chef de cette province, dit un professeur, tu dois bien savoir où il est?

_Je regrette, mais je ne peux pas vous donner ce droit avant longtemps.

_de quoi? De le voir?

_Non, de vous faire partir, je suis le chef de Calcaire depuis la mort de ma mère, mais je ne peux pas donner un tel droit avant ma majorité.

_Toi, chef de province? On aura tout vu! Dit un professeur.

_Les chefs de Calcaire sont les descendants légitimes, et illegitimes, du chef précedant, on les reconnaît car ils possèdent tous les mêmes yeux.

Seo regarda de plus près les yeux du garçon, à peine l'eut-il fait qu'il se détourna, ses yeux étaient sans pupilles, c'étaient des saphirs délavés entouré d'un cercle noir et du blanc de l'oeil, on eut dit la pleine lune au milieu d'un ciel de nuit.

_je peux juste vous autoriser à rester sur le sol de Calcaire.

_et pour rentrer chez nous, dit un professeur, que ferons-nous?

_Vous n'avez pas le choix, vous devez partir defier le chef de Granite après avoir gagné au moins huit des douze badges de Toigne.

_défier une ligue, dit un élève, n'est-ce pas la raison de notre voyage?

Tous les professeurs n'étaient pas d'accord avec lui, mais acceptèrent tout de même la proposition de l'enfant.

_bon, dit-il, ce n'est pas tout, ça mais il faudrait que vous rejoignez Calcaire, suivez-moi, et mon nom, C'est Yeun.

Il les emmena à travers les vallées de Toigne, au loin, ils pouvaient voir les montagne de la frontière, et en face d'immense terres vertes et marrons parsemées d'arbres. Il leur fallu bien une heure avant de voir de petits tumulus qui étaient en fait, les entrées des maisons. Yeun leur désigna le centre pokémon.

_je crois, dit-il, qu'il est inutile de vous expliquer la fonction de ceci, venez me voir pour la ligue.
Et il disparût de leurs yeux.

Seo joua avec pichu dans le village, il en profitait pour observer ce qui se révèle être typique du lieu. Calcaire était un bourg en forme de cornichon suivant le cour d'un fleuve aussi petit qu'un ruisseau. On accedait aux deux rives par de petits gués recouvert de roches pâles. Les maisons étaient toutes des caves dont l'entrée était un tas de roches, le village se trouvait dans un bosquet qui ne laissait passé que de frêles rayons lumineux qui gardait toutefois la vivacité du soleil.

Le garçon voyait tout au plus une cinquantaine de personne qui vivaient ici. Mais toutes se révèlaient être du même caractère que Yeun, et, comme lui, ils semblaient éviter la lumière du soleil, ils semblaient se terrer de sa lumière, de sa chaleur, ils semblaient vivre dans la noirceur de l'ombre, caché aux pieds des arbres et dans l'antre des roches, ici, au plus profond de la terre.
Seo s'éloigna du bourg, le soleil lui donnait un meilleur terrain de jeu, et il vint vite au sommet d'un immense tertre à la frontière des montagne. Il s'effondra à côté de son pichu.

Le soleil baissait au loin, il devrait vite rentrer au centre pour la distribution des pokémons même s'il n'en aurait pas d'autre. Il se leva, prit pichu dans ses bras et redescendit le tertre quand la lune montrait enfin sa pâle face, Calcaire avait revêtit lui aussi un autre visage car même de cette distance Seo pouvait compter les lampes qui luisaient derrière les arbres. Un magnifique papillon, dont il ne connaissait pas le nom, lui passa devant, et rejoignit très vite le village et la lune pour un danse nocturne. Seo n'avait jusqu'alors rien vu d'aussi beau.

Quand il arriva devant la maison de Yeun, la distribution commença. Il reussissait à tout voir dans les ténèbres, dans les arbres, des milliers de lumivol, de muciole, et d'autres aussi inconnus qu'étranges luisaient d'une lumière clairâtre et jaune, les ombres étaient aussi longues que sombres. La cérémonie commençait, le proviseur était au centre de l'attention le temps d'un long, long discour, mais vite l'attention revint vers les pokéballs. Chaque élèves en choisit une et repartirent faire connaissance avec leurs nouveaux amis. Il était tard quand ils se couchèrent.

Seo se leva très tôt le lendemain. Il se promena avec pichu à travers les champs et les bosquets. Puis, il lui vint l'idée de chercher Yeun. C'était étrange car tout le monde semblait vouloir l'éviter.
Il eût beaucoup de mal à trouver le garçon, le « royn », comme disaient les habitants de la région. Mais il le trouva dans un bosquet rammassant des branches sèches. Celui-ci le regarda puis s'en détourna. Il semblait, sur le coup peu apte à la discussion.

_comment fonctionne la ligue? Demanda Seo.

_Pourquoi me pose-tu une question dont les reponses te seront donnés dans quelques temps?
_je ne sais pas.

_pichu!

Yeun posa son sac de branches et s'assit dessus.

_La ligue de Sept'doigt a pour but de désigner le chef de ligue. Elle se découpe en trois grandes parties. La première consiste à battre au moins huit des douze champions du pays, un dans chaque région. Après cela, les participants rejoignent Granite et se combattent lors de petits matchs. À la troisième manche il y a cinq personnes restantes. Elles combattent alors chacun un des membres du grand conseil. C'est tout.

_Un champion par région... douze champions... donc, on peut choisir les plus faibles ou les plus forts, c'est comme on veut?

_Les champions les plus faciles à battre ne sont pas forcement les plus simples à trouver. À un moment il faut toujours choisir.

Puis il se tût. Il se releva et reprit son occupation comme s'il n'avait jamais raconté quoi que ce soit à quiquonque. Très vite il s'éloigna de Seo, il semblait fuir les gens comme la peste.

Yeun était devant chez lui lors des inscriptions des jeunes élèves. Les services en charge de cette fonction était tout spécialement venu du poste du marais des morts pour eux. Ils faisaient tous une longue file de personnes, qui, dans les ténèbres pouvait ressembler aux buissons qui parsemaient le village.Très vite ils furent tous notés et Yeun fut requis pour expliquer les grandes lignes de la ligue.
_Le tournoi se découpe en trois grandes parties, la première consiste à battre au moins huit des douze champions de Toignes dans chacunes des régions du pays. La seconde....

Yeun s'interrompit, le regard au loin. De là venaient mille rumeurs.

_La seconde? Demanda un des professeurs.

_La seconde...

Mais Yeun ne continua pas, il se leva et ses yeux clairs fixèrent un même point sans cligner. Au loin parraissaient des rumeurs maintenant distincte, comme une longue litanie. « Jaques du lac est à Clacaire ».

Peu après une silhouette jailli du néant, avançant dans le noir. Très vite on put distinguer ses yeux qui brillaient et ses traits entre rebutants et attirant. Il était jeune quoique étrange de son apparence, et Seo l'apprendrait plus tard, de ses pensées.

_Royn Yeun, pourrais-je te parler? Demanda-t-il ceremonieusement.

Yeun aquiesça et lui fit signe de le suivre jusque chez lui. Les invités étaient quelque peu surpris. Un des administratifs prit le relais dans les explications.

Yeun Royn fixait ses yeux sur son visiteurs. Jaques était le champion du lac, un homme respectable...qui ne lui apportait que des ennuies.

_Donc, la situation à Sept'doigt est aussi horrible que ça?

_Oui, Royn. La team Athmos est ressortie et relance des menaces au chef de granite. Sans Christopher et Maria, qui sait quel serait le temps de demain!

Yeun sourit de cette allusion.

_Mais pourquoi venir me voir, si cela n'a pas encore touché Calcaire?

_Cela paraît peu vraissemblable, il est vrai. Mais tu es le dernier à pouvoir nous aider.

_Ahah! On arrache à mes ancêtres tous leurs biens et on a besoin de ce que je sais de cette epoque?

Yeun avait compris la démarche de Jaques, tout s'expliquait, sauf son grand savoir des faits passés.

_Comment vont Maria et Christopher?

_Fort bien, ils se trouvent à Granite.

Yeun hésitait.

_je verait ça plus tard.

Jaques compris qu'il sagissait de ses dernières parole pour cette affaire. Il le quitta en soupirant.

Au lendemain, les etrangers devèrent quitter Calcaire pour le long chemin de la ligue. Ils se décidèrent à quitter le village en début d'après-midi, Et Yeun les rejoignit devant le centre pour leur dire ses adieux. Chacun fuyait son regard, mais avec l'habitude, il s'en était fait. Avec lui se trouvait le professeur Lalhouet specialiste attitré de Toigne sur tout ce qui concernait les pokémons. Celui-ci parlait avec entousiasme des merveilleuses découverte qu'il avait fait sur les diverses espèces de Sept'doigt qui, ne serait-ce que les exclusives, étaient bien deux à trois fois superieurs en nombre que partout ailleurs.

Quelques instant après, quelques personnes en tenue invraissemblable entourèrent le Royn, un d'entre eux demanda à ce qu'il « se rende sans dicuter ». Yeun semblait deviner de quoi il en retournait: rien de bon.

_Maudite team Athmos. Dit-il.

Au sourire qui se fit sur le visage du criminel, Yeun ne fut plus pris d'aucun doute.

_Notre réputation a donc fait son chemin jusque dans la plus minable des contrés de Toigne, à moins qu'un certain Jaques ne soit la cause de ceci.

Yeun ne repondit pas et se figea dans cette positions particulièrement orgueilleuse qu'il avait le premier jour où il rencontra Seo. Il sortit une pokéball de sa poche.

_Zevlon, go!

Un tout petit pokémon, tout mignon, tout rose, tout rond avec de grands yeux sortit de la pokéball, et d'un air naturel se mit à renifler une grosse fleur blanche. Certain sbire ricanèrent.

_Zevlon, dit Yeun, charge les!

Zevlon frappa d'un coup prodigieux un des assaillants, sur ordre de Yeun il fit tomber le deuxième. Le chef sortit une pokéball à son tour.

_Cela à assez duré, bulbizarre, go! Lance tranch'herbe.

L'attaque de celui-ci toucha Zevlon viollement, mais celui-ci encaissa l'attaque et même se mit à briller de mille feux, les yeux des spectateurs s'en retrouvèrent ébahis, le pokémon qui apparût était de type plante, et un arbre était planté dans son dos en guise de queue, sa couleur verte et voilette s'ajoutait à des yeux pâles.

_Kéfresie, montre lui la puissance d'un tranch'herbe!

L'attaque fut deux fois plus forte que celle de bulbizarre, mais celui-ci se releva peu affaiblit.

_bulbizarre lance fouet liane!

_kéfresie, fait de même.

Les deux attaques se heurtèrent, et ces assauts oposés, que Yeun n'hesitait pas à répéter laissèrent au fur et à mesure un désaventage pour bulbizarre, Yeun en profita et lança un nouveau tranch'herbe qui, cette fois ne permis pas de répétition. Mais l'homme n'en resta pas là. Il sortit une arme, et menaçait de s'en servir sur la foule. Yeun réagit bizarement.

_impardonable...

le sbire ria.

_Que dis-tu?

_IMPARDONABLE! IMPARDONABLE!

Il répéta ce mot plusieurs fois, il sauta sur le sbire qui ne savait comment réagir, l'arme tomba au sol, Yeun était dans une colère incroyable pour quelqu'un comme lui. le policier du village mit les criminels sous clef et attendit l'arrivé de ceux de Basalte pour la relève.

Mais cette événement servit, car Yeun decida sur le champ de partir pour la ligue.

La compétition était ouverte.

Chapitre III
Où Seo combat un champion dans la boue des morts

Le groupe, et Yeun quittèrent Calcaire quelques heures après l'attaque.Yeun ne changeait pas d'attitude. Il semblait incapable de remarquer que des gens étaient autours de lui, et incapable de nouer le moindre lien. Les dresseurs prennait cela pour de l'orgueil, et lui s'en moquait.
Ils arrivèrent au marais bien avant la nuit. La plupart quitterait le groupe au matin, certains suivront le chemin menant à Basalte, d'autres s'enfonceront dans les marais. Ils ne se reveront pas avant le second tour.

Seo s'enfonça de quelques décimètres dans la boue, l'odeur lui donnait la migraine. Pourquoi n'était-il pas partit par le chemin, pourquoi s'était-il entêté à passer par là?

Il était seul avec Yeun et une fille, Niel. Il y avait aussi son cousin Rion, et c'était tout. Tous les autres étaient partis vers le nord.

_Faisons halte. Dit Rion.

Yeun continua sur quelques mètres puis revint en arrière.

_Si on est pas au centre pokémon avant la nuit, on est perdu. Dit-il.

_Comment ça? Dit Niel.

_C'est le marais des morts. Ce nom n'est pas un hasard. Il n'y a que de l'eau, de la boue et quelques fantômes. Dans le noir nous tournerons en rond jusqu'à nous enfoncer complètement.

_Yeun. Dit Rion avec calme. Quand les autres sont partis vers le nord, tu riais presque.

Le Royn rougit.

__C'est car c'est plus dangereux là-bas?

Yeun tourna la tête.

_Non. C'est juste qu'il n'y a pas d'arène à Basalte. Le seul truc interessant, c'est le parc.

_Mais il doit y en avoir une pas loin dee la ville, n'est-ce pas?

_Oui, mais en cette periode, la route est inondée, le seul chemin, c'est la grotte volcane, qui n'est pas un chemin plus difficile que le marais.

Seo verdit, il avait bien fait de suivre Le Royn.

Ils continuèrent leur chemin dans la boue et la vase. Des fois un pokémon spectre leur passaient devant. Yeun restait imperturbable, les autres un peu moins.

La brûme s'installait dans le silence. Le paysage n'était que blancheur. Yeun prit la main de Rion, Rion celle de Niel, Niel celle de Seo. Ils avançait encore et toujours dans le brouillard, aucun echo de l'exterieur ne perturbait le marais.

Il pleuvait plus tard, devant cette force la brûme disparût. Yeun regardait les axolotos qui jouaient. Il souriait. D'autre pokémons se trouvaient en ces lieux, des types poisons et eau, et plantes. Il y en avait pour tous les goût.

Le centre se découpait peu à peu dans la brûme. La nuit tombait.

Rion se leva le matin tôt. Il comptait capturer un ou deux pokémons, mais avant il reveilla les faignasses à grand cris.

_Debout là-dedans!

Seo grogna, Niel bougonna, Yeun se leva.

Ils partirent tous peu après. La chasse au pokémon n'attendait pas.

Seo observait attentivement chaque buisson: un pokémon pouvait s'y trouver, mais le premier qu'ils aperçurent sortit de l'eau.

_Axo??

Un axoloto sauvage apparût.

_Tu es près, pichu? Dit Seo.

_Non! Hurla Rion.

Seo s'arêtta.

_et pourquoi donc? Dit-il.

_Axoloto est de type eau sol. Les attaques de Pichu ne lui feront rien.

_Mais s'il est de type eau?

_le type sol pare cette lacune.

_de toute façon, dit Niel, il est inutile de se poser la question.

_Ah oui, et pourquoi? Dit Seo.

_Parce qu'il est partit pendant que vous bavardiez.

Seo grogna, ils reprirent la route. Cette fois, un Fantominus apparût.

_Allons-y Pichu!

L'attaque n'eut pas lieu, au moment où il préparait un éclair, le fantominus lança onde folie. Pichu se prit tout dans la face.

_Zut!

_Tu devrais l'emmener à soigner, dit Niel.

Mais pichu ne voulait pas, il se remit à sa place, sur l'épaule de son maitre.

Ils continuèrent, mais un croisement leur arriva en face.

_On prend quel chemin? Demanda Rion.

Yeun répondit:

_Droite pour l'arène, gauche pour Racine.

_Alors droite! Dit Seo.

Ils prirent ce chemin, et arrivèrent à un grand batiment de pierre. L'arène du marais.

_On vient pour un défi! Hurla Seo.

_Tu ne gagneras pas. Dit le champion.

Senan apparut dans l'arène, Seo était au point de l'étrangler.

_Quoi?!
_C'est vrai dit Yeun.

Seo bouillait de rage.

_Et pourquoi donc?

_Jamais aucun nouveau dresseur ne m'a battu. Répondit Senan, il faut un niveau de sept badge pour y arriver.

_Regardez-moi ce fanfaron!

_Bon si tu insiste.... Fantominus, Go!

Un des spectres de Senan apparut. Seo lança Pichu, mais ce fut encore plus court qu'auparavant: Pichu subit un simple ténèbre avant de s'effondrer.

_Pichu!

Seo le reccupèra.

_Tu vois dit Senan, j'avais raison. Personne ne possèdant les sept premier badges, ne peut me battre.

_Attend voir! dit Seo.

Il était près à y aller au main.

_Seo, non! Dit Rion.

Seo s'arrêtta. Ils sortirent de l'arène et coururent au centre. Au passage, un axoloto leur barra la route.

_Je m'en charge, dit Yeun. Galekid, go!

Le Galekid de Yeun sortit de sa pokéball et lança dirrectement une queue de fer, Axoloto l'equiva et lança pistollet à o.

_esquive et griffe acier!

L'attaque d'axoloto manqua sa cible, mais reussit celle de Galekid.

_pokéball, go.

En trois coup, l'axoloto fut à Yeun.

Il rentrèrent au centre pokémon. Pendant les soins de Pichu, ils discutèrent de leur parcours.

_Moi, dit Seo, je veux battre Senan.

_ne fais pas l'andouille, dit Rion. Tu ne peut rien face à lui!

_Je le ferais. Dit Seo.

_peut-être, mais pas avant longtemps. Dit Yeun.

Toutes les têtes se tournèrent vers lui.

_Senan n'est pas n'importe quel champion, il a été pendant des années un des membres du conseil.

_le conseil? Demanda Niel.

_le conseil, la dernière partie de la ligue de Toigne.

Un silence s'installa, romput par Rion.

_nous n'avons donc bien aucune chance face à lui. Où ce trouve les autres champions les plus proches?

_Nous sommes à mi-distance de deux d'entre eux. Dit Yeun. Il y en a un à Racine, et un autre dans la forêt, au sud.

_Je m'occupe du sud. Dit Rion. Je ne veux pas rester plus longtemps.

_pourquoi? Demanda Niel.

_Je veux y parvenir tout seul. Je ne veux pas être avec quelqu'un dans mon entreprise.

Sur ce, Rion quitta le groupe.

_Nous irons donc à Racine. Conclut Yeun.

L'infirmière entra dans la pièce.

_à qui est le Pichu? Demanda-t-elle.

_à moi. Dit Seo.

_Alors venez le chercher, et Ah oui, y a-t-il un Yeun Royn, ici?

_C'est moi.

_Un certain Professeur Lalhouet vous a appellé tout à l'heure.

Yeun bondit et alluma le vidéophone. Malgré le peu de technologie de Toigne, les centres étaient bien équipé.

_Professeur Lalhouet? Demanda Yeun?

Le visage fatigué du professeur apparut à l'écran.

_Yeun! Je ne pensait pas pouvoir te joindre. Tu es parti bien précipitement, hier. Tu as oublié de me voir au labo.

_J'ai dû partir vite avec l'affaire Team Athmos.

_Ne t'en fais pas, je comprend bien. Mais j'aurais quelquechose à te donner. Les professeur qui sont restés m'ont bien aidé, j'ai réussit à le terminer en moins d'une journée.

_mais quoi, professeur?

_Un pokédex.

_Mais, Seo et Niel en possède deux.

_C'est vrai, mais il n'y a aucune information des pokémons de Toigne.

Tous se turent.

_Il existe un nombre bien plus grand de pokémons inconnus que connu, dit Lalhouet, mais surtout, il existe beaucoup plus de pokémons connus à Toigne, et inconnus ailleurs, que de connus partout.

Excuse-moi si c'est compliqué.

Yeun aurais voulut lui dire que non, mais il reprit la parole.

_Tous ceux sur lesquels j'ai des informations, je les ai placé dans ce pokédex de nouvelle génération. Donc, prend le.

Le pokédex apparut par une fente au bas de l'appareil, Yeun le mit dans sa poche.

_Voila! Et vous, Seo et Niel, mettez le votre dans la prise sur le coté, ainsi vous aurez aussi les informations principales.

_et qu'est-ce que celui de Yeun auras de plus que le notre? Demanda Niel.

_Celui de Yeun peut donner l'heure, une veritable innovation d'après mes collègues.

Ils branchèrent leurs pokédex sur la prise, les données furent téléchargés.

_Merci professeur.

_Ce n'est rien, dans quelques jours, tous les dresseurs de Toignes seront équipés de ceci. Vous l'aurez juste en avance. Ah! J'allais oublier.

_Quoi donc?

_tu m'as laisez tous tes pokémons en dehors de Galekid, embrilex et Kéfrésie, si tu veux réccuperer Kaiminus, informe-moi.

_Je veux bien, dit Yeun, mais j'aurais moi aussi quelquechose à vous donner, pouvez-vous vous occupez de Axoloto pendant un certain temps?

_bien sûr. Met sa pokéball sur le plot, et tu récupèreras Kaiminus.

La pokéball disparut. Kaiminus et Axoloto étaient interchangés.

Le petit groupe prit le chemin du nord. Les sentiers boueux se transformèrent peu à peu en sentier champêtre, le sol devint ferme et dur. Ils étaient sortis des marais. Dans quelques jours, ils seront dans la grande ville de Racine.

Les murs de la cité apparurent dans une après-midi, c'était de vieux murs de pierres entassées recouvertes de mousses et de plantes. Seo ne suportait plus l'attente. Non pas celle de son premier badge, mais celle de sa premiere capture. Il se mit en tête d'en capturer un avant de passer les portes, et pour ce faire, il s'éloigna du camp un soir, et parcourut la plaine.

_Il doit bien y avoir un pokémon que je puisse capturer! se répetait-il.

Il rencontra d'abord un rhinocorne, mais avec un taille pareille, Seo fut sage de s'eloigner. Ce fut ensuite au tour d'un roucool, qui s'envolla aussi sec. Seo perdait espoir, mais il rencontra ce petit pokémon, scolopydre. Scolopydre n'était pas un pokémon particulièrement fort ou interessant, il était grand d'environ vingt centimètres, pourvu de nombreuses pattes et de trois têtes. Seo lança pichu à l'attaque. Le Scolopydre était plutot courageux, il fit face. Avec une grande témerité, il lança une attaque charge qui ne rata pas, pichu riposta avec eclair, et la bataille continuait ainsi, marqué quelquefois d'un reflet, ou d'une queue de fer. Scolopydre au bout d'un moment se mit à briller et à changer de forme. Il évoluait en Coclaid. Seo en profita pour lancer sa pokéball, elle ne manqua pas son coup. Coclaid était capturé.

Il retourna au camps en sautillant, mais là, il ne trouva que Niel, particulièrement brûlante.

_Espece de Ramoloss diminué! Qu'est-ce qui t'a pris de partir comme ça?

_J'étais allé chasser des pokémons, et j'ai réussis!

_Ta chasse aurait pu attendre! Tu nous a rendu fous d'inquiettude, yeun et moi! Et il est parti te chercher!

Seo était troublé d'avoir tant inquiété Yeun et Niel, mais Yeun ne tarda pas à revenir, toujours aussi fermé.

_Racine ne nous attendra pas plus longtemps. Dit il.

Il semblait malgré tout troublé, mais Seo n'en était visiblement et surement pas la cause. Non, un danger bien grand allait probablement les attendre à Racine.

Racine était la ville du temps et des plantes. Les plantes en grandissant font grandirent et grossirent leurs racines, celles-ci deviennent alors dangereux pour les falaises et les rocs. Racine avait été découvert par des voyageurs une centaine d'années auparavent. Elle se trouvait au milieu d'un trou, à l'ouest du volcan de basalte. Decouverte en ruine, recouverte de terre et de plante, touché par le temps, et par la vie, on lui donna le nom de Racine. Au fil des ans, elle se repeupla, et devint une des villes les plus importantes de Toigne, avec Basalte, Corail et Granite, et portant, malgré l'empreinte humaine qui retoucha le site, Racine ne changea jamais totalement de visage, elle était figé dans le temps, les plantes avaient touché le lieu sans jamais le lâcher, de l'esprit de recupérer la ville, les habitants mirent un trait d'honneur à le garder en état, et plusieurs fois, des personnes affirmèrent avoir vu Celebi, un pokémon voyageant dans le temps, ou même le pokémon légendaire type de la région: kronio. Le temps jouait un grand rôle dans la région, il n'était pas rare également que des souvenirs aparaissent au coin d'une rue.

Yeun, Seo et Niel entrèrent dans la ville par le sud. Seo se posait des question quant au champion de l'arène, il embêtta Yeun à tel point qu'il lui avoua ne rien savoir.

_Quoi? Tu es citoyen de Toigne, et même chef de province, et tu ne sais rien?

_je sais que la championne, Lena, est morte de vieillesse l'an dernier. Je ne sais rien de la nouvelle championne.

_Tu sais que c'est une fille. Remarqua Niel.

_C'est normal, Racine a toujours eu la courtoisie facile. Toujours, une fille a joué le rôle de championne, mais si vous n'êtes pas convaincus, allons vite à l'arène après être passé au centre pokémons.

Seo réfléchissait, comment pouvait-il vaincre des pokémons plantes avec Pichu et Coclaid? Il réfléchit, et partit s'entraîner derière le centre. Au bout d'une heure, ils partirent à l'arène.
Ils ouvrirent la porte, elle grinçait dans ses gonds. L'arène était sombre, et remplie de racine, c'était un batiment n'ayant jamais été vraiment rénové, on lui faisait juste faire quelques réparations de fortune après les matchs violents.

_Nous venons combattre la championne de l'arène. Hurla Yeun.

_Elle est ici, dit une voix, et prête à passer un savon à tout les dresseurs de bas niveaux.
La dame aparût dans un jet de lumière. Yeun se figea. Elle était de taille moyenne, et avait entre treize et quatorze ans. Elle était bien jeune.

_Je suis la championne, et vu les beaux yeux de celui qui se cache, il est bien inutile que je me présente, n'est-ce pas Yeun Royn?

Niel et Seo jetèrent un coup d'oeil à l'interessé.

_Tu es Hortense. Dit-il. Une dresseuse de Calcaire partit pour la ligue il y a deux ans. Tu as dû vraiment bien te battre pour devenir championne en deux ans avec nos lois.

_De quel loi parles-tu? Demanda Seo.

_La loi de Sept'doigt ne permet qu'à des dresseurs ayant réussi à battre au moins un des membres du Conseil de devenir champion d'arène. Dit Hortense. Pour ma part, j'ai battu Nermal et Zephyr du conseil.

_puis tu as continué sur ta lancé, et es tombée sur Yvon ou Cyane, n'est-ce pas?

_non, répondit-elle, je suis tombé sur le Maître de la ligue, et ça m'a déconcentré.

_De quoi?

_non rien. Vous êtes venu me combattre, j'accepte le défi. Ce sera à un contre un, qui commence?

_Moi. Dit Niel.

_Alors allons-y, Germinion, à l'attaque!

_héricendre, go!
Les deux pokémons sortirent de leurs pokéballs, Niel semblait confiante et hortense grave.
Sous les ordres de leurs dresseurs, Germignons lança des attaques successives de charge et Hericendres des flamèches, mais les attaques charges était defenssive, Germignon esquivait les flammes et s'approchait de plus en plus de Héricendre, il le frappa, Héricendre resta quelques instants sur le sol, il se releva un petit peu sonné et fatigué.

_Germignon, maintenant, relance Charge!

Hericendre esquiva de justesse.

_Flammèche, vite!

Les langues de feu frolèrent Germignon, elles le brûlèrent un peu, mais ne le blessèrent pas plus.
Leurs manèges recommença pendant quelques minutes.

_Germignon, vampigraine!

Le vampigraine enroba Héricendre dans une envelloppe de petites racines. Il s'affaiblissait à son contact, et ses forces diminuait peu à peu.

_Héricendre! Resiste et lance charge!

Le hérisson fonça sur Germignon, qui, blessé par les flamèche, ne le vit pas venir. Il s'éloigna du sol sur quelques mètres et le retoucha, Ko.

_Bravo. Dit la championne. À qui le tour, maintenant?

_À moi, dit Seo.

Il rentra dans la zone de combat et lança Coclaid à l'assaut, la championne rappela Germignon et lança un Ortide.

Les deux adversaires se firent face. Tout pour eux disparaissait en dehors de l'adversaire et des dresseurs, seul le combat comptait.
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Daisuke
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Jeu 5 Aoû 2010 - 19:09

Les textes sont bien écris et agréable à lire, mais le fait de changer d'univers aussi rapidement donne une drôle d'impression.

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Jeu 5 Aoû 2010 - 19:11

Pour la fanfic digimon?
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Daisuke
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Jeu 5 Aoû 2010 - 20:06

Nan mais c'est que l'on passe d'une histoire originale à une fanfiction digimon puis à une fanfiction pokémon, bon c'est normal comme c'est un recueil.

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Jeu 5 Aoû 2010 - 20:09

dacodac^^.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Ven 15 Oct 2010 - 15:52

Ce texte, c'est en fait la dernière partie du texte de d'outre rêve.

D'outre Mort

Charles Després portait un sac de course rempli de provisions, il suait de cet effort inhabituel pour lui. C'était la nuit, il serait bien resté devant la télé au chaud à regarder un match de foot, mais non, sa femme l'avait envoyé au magasin le plus proche récupérer les ingrédients qui lui manquaient pour le repas du soir et du lendemain parce qu'il avait oublié de le faire! Il jura un bon coup, posa son sac et s'essuya le front. Il regarda autours de lui, il n'y avait plus de lumière allumé dans ce quartier autre que celle de l'éclairage publique. Il était tard. L'homme repris son paquetage puis tourna à l'angle de la rue et entra dans le cimetière. Il n'y était pas allé depuis des mois, voire des années. Depuis le décès de son voisin, en fait. Il évitait soigneusement cette zone, d'habitude, mais cette nuit-là, il était fatigué, très fatigué.

Il n'aimait guère la maison des morts, les tombes grises le mettait mal à l'aise, et ce portail... l'architecte qui l'avait imaginé dût être fou de lui donner une telle forme, simpliste et effrayante. Charles entendait ses pieds faire crisser les gravillons. Soudain il vit une personne face à lui, avec un grand manteau sur ses épaules. En le voyant, il s'arêtta, et dit:

_C'est l'heure?

_Tu ne fuit pas?

_Je n'ai aucune raison de fuir.

_Pas de peur? Pas de regret?

_Non.

L'homme regarda sa montre à gousset, grande comme une motte de beurre, à la lueur de la lune, Charles aperçut une quantité colossale d'aiguilles.

_ Pas encore.

Il ferma les yeux.

_Combien de temps?

_Deux minutes.

_Ne peut-on pas accelerer les choses?

L'homme étrange parut s'étonner.

_Tu veux partir tout de suite?

_Deux minutes de plus ou de moins, quelle est la différence?

_Tu n'as aucune peur?

_Il faut bien que ça arrive un jour.

_Aucun regret?

_Non.

_Même pour ce qui se cache dans le tiroir de ton bureau?

Charles fut surpris. Il n'avait pas vu les choses comme ça. Et si sa femme le découvrait? Il gâcherait sa vie, il devait empêcher ça, il sortit son téléphone et tapa le numéro de sa soeur, la voix d'une femme ne tarda pas à répondre:

_Allô?

_Allô Jeanne? J'aurais un service à te demander.

_Je t'écoute.

_Il y a un CD dans le troisième tiroir de mon bureau dans ma maison de campagne, tu pourrais le détruire s'il-te-plaît?

La voix tremblait de surprise.

_Tu ne peux pas t'en occuper?

_J'aimerais que ce soit fait le plus vite possible comme tu es la plus proche, tu pourrais t'en occuper? Le plus tôt possible sera le
mieux.

_Il y a quoi sur ce CD?

_Rien d'important, de vieille photo que je n'ai jamais détruite. Je compte sur toi, D'ac?

_Bon, bon. Je m'en occuperais.

_Merci. À plus.

_à plus.

Charles raccrocha.

_Combien de temps?

L'homme regarda sa montre.

_Dix secondes.

Charles respira profondément.

_Neuf secondes, huit... sept.... six... cinq... quatre... trois...

Charles se tenait la poitrine des deux mains.

_Deux, un, zéro.

Tandis que Charles s'effondra, il fit un pas en avant et monta dans la charrette de la Mort immortelle.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Dim 12 Déc 2010 - 18:35

Encore une nouvelle histoire, cette fois, c'est une sorte de conte.

Le cœur coupé

Autrefois vivait le seigneur de Niort. Celui-ci était fort riche. Il ne se maria jamais, mais prit comme héritier un des enfants d'une de ses anciennes amourettes. Le garçon s'appelait Igahn. Sa sœur aînée Ehnia lui servait de nourrice et apprenait en secret l'art des sortilèges. Le seigneur était soucieux d'étendre ses terres, aussi fiança-t-il son jeune fils à la princesse Andia.

Celle-ci était l'héritière d'un grand royaume. Elle était particulièrement tyrannique, décidait de ce que devait faire ou ne pas faire tous les gens autours d'elle, et ils obéissaient. Les serviteurs, les artisans, les paysans, les comtes, les duc, le roi, personne ne la contredisait lorsqu'elle décidait de quelque-chose.

Les fiançailles furent arrangés sans que la princesse ne soit au courant. Le roi était alors très malade, il appela sa fille à son chevet avec un grand nombre de personnes.

_ Ma jeune enfant. Dit-il. Je t'ai fiancé au jeune fils d'un seigneur. Je souhaite que tu l'épouse et règne avec lui sur ce royaume.

Le roi mourut dans l'instant. La princesse voulut rejeter le mariage, mais le conseiller s'interposa, rappelant les dernières volontés du défunt roi. Andia dit alors:

_ Je n'épouserai ce jeune garçon que s'il m'envoie son cœur.

Elle appela un des copistes du palais et dicta une lettre pour son fiancé. La lettre fut envoyé sur l'heure et le seigneur la reçut quelques jours plus tard. Celui-ci se mit en colère, prenant la missive pour un refus et une insulte envers son fils. Ehnia calma le seigneur, puis rejoignit son frère dans sa chambre. Elle lui fit un résumé de ce que la princesse lui demandait de faire. Igahn pâlit. Il aimait bien la princesse, mais comprenait le caractère insurmontable de l'épreuve. Ehnia sourit.

_ Tu auras ta princesse, dit-elle. Sur ma tête je te le promet.

Elle dit à son frère de s'endormir. Elle prit dans ses affaires un vieux couteau et s'entailla les veines. Les sang jaillit et prit l'apparence d'un enfant. Elle lui raconta les problèmes de son frère. La chose, qui s'appelait Ttaëhn écouta attentivement ses dires. La magicienne ouvrit le ventre de son frère et en sortit le cœur. Ttaëhn prit le couteau et l'organe puis partit sur le champs chez la princesse Andia.

Igahn n'avait plus de cœur dans la poitrine, mais il vivait toujours. De l'opération ne subsistait plus qu'un grande cicatrice qui lui barrait la poitrine.

Ttaëhn arriva face à la belle quelques jours plus tard.

_ Je suis, dit-il, le principal serviteur de votre fiancé, et apporte avec moi sa réponse.

Il montra alors le cœur et le posa sur les genoux de Andia avec le couteau qui avait servi à l'extraire.

_ Avez-vous une réponse à lui envoyer?

La princesse éclata de rire.

_ J'accepte de l'épouser dit-elle. Qu'il vienne.

Ttaëhn retourna avec la réponse. La nouvelle fit très vite le tour du royaume. Quelques jours plus tard arriva un jeune homme qui se présenta comme étant Igahn. La princesse fit apporter le couteau et le cœur.

_ Reconnais-tu ceci?

_ Bien sûr. Répondit le garçon.

La princesse prit alors le couteau et le passa à un serviteur, celui-ci éventra le jeune homme qui s'écroula. Plusieurs autres vinrent, tous subirent le même sort. Un jour, un jeune garçon vint se présenter sou le nom d'Igahn. Il fut reçu comme tous les autres, mais lorsque le couteau frappa, le jeune homme resta debout, bien vivant. Il avait simplement passé une outre rempli de sang de mouton sous son vêtement. L'illusion semblait parfaite: Tout le monde pensa qu'il s'agissait de Igahn, qui n'était pas mort puisque son cœur se trouvait ailleurs. Mais ce n'était pas Igahn.

Ttaëhn et Igahn arrivèrent tous les deux quelques jours plus tard. Le château et la ville qui l'entourait était alors en effervescence.

_ Qu'est-ce qui se passe? Demanda Igahn à un passant.

_ Nous fêtons le mariage de dame Andia et de sir Igahn de Niort. Lui répondit-il.

Igahn s'étonna, Ttaëhn le poussa à l'écart.

_ Que se passe-t-il Ttaëhn? Demanda le jeune garçon.

_ Quelqu'un a dû se présenter sous votre nom à la princesse Andia. Répondit la chose.

_ Que va-t-on faire?

Ttaëhn se changea en oiseau. Il vola jusqu'au château, traversa plusieurs pièce puis dans la salle du trône reprit sa forme originale. La pièce était déserte. Lorsque la princesse retourna dans la salle du trône quelques heures plus tard, il n'y avait plus ni le coeur ni le couteau: à la place se trouvait sa première lettre. Saisit d'un doute, le soir après les noces, quand tout le monde dormait, elle chercha la cicatrice de son époux, qu'elle ne trouva pas. Folle de s'être fait dupé, elle ordonna à la garde de noyer le félon dans les douves.

Igahn se présenta à elle le lendemain. Ttaëhn s'inclina et lui rendit le cœur et le couteau et présenta son compagnon comme étant le propriétaire légitime de l'organe. Andia ordonna à Igahn de mettre son torse à nu. La cicatrice était là. Elle essaya de le poignarder, mais le sang ne coula pas, il ne mourut pas. Considérant les preuves comme suffisantes, Igahn épousa Andia, et ils placèrent le couteau et le cœur dans le trésor royal. Ttaëhn, lui, disparut au cour du mariage, il ne laissa derrière lui qu'un filet de sang seché.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Dim 12 Déc 2010 - 19:25

J'avoue que je n'accroche pas tellement à ce genre de récit, les histoires courte c'est pas le genre de récit que je préfère. Par contre j'apprécie toujours autant ton style et la syntaxe de tes phrases.

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Dim 12 Déc 2010 - 19:31

merci.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Ven 17 Déc 2010 - 19:44

Encore un:

Candôt

Naguère vivait un pêcheur dans un petit village entre terre et eau. Il avait été marié, autrefois, à une belle jeune femme. Elle était venue d'on ne sait où, certain prétendait qu'elle était arrivé par la mer, d'autre de ses profondeurs. Elle épousa le pêcheur, et de cette union naquit une petite fille du nom d'Éliane, et un petit garçon des années plus tard du nom de Jean. L'épouse et la fille disparurent un jour, le fils n'était alors pas plus grand qu'un roseau, il ne parlait pas, ne marchait pas, de sa sœur et de sa mère il ne se rappela de rien. Jeannot grandit, puis fut très rapidement embarqué sur les flots, un filet dans les mains. Il travaillait sur mer et sur terre, aidant son père à la maison et au travail C'était un outil précieux, les travaux se faisait pour lui avec une quantité négligeable de défauts et de fatigue. Il semblait doué d'un pouvoir particulier: le travail se faisait presque tout seul, les plaies et les maladies étaient bannies de son corps comme l'urine, à peine voulait-il quelquechose qu'elle se réalisait. Le travail cependant était rude, ses mains se durcirent, et ses bras s'endurcirent de ce traitement. Cependant, confronté à la dure vie des adultes, il n'en devint pourtant pas un. Dans les mots des villageois, Jean devint Jeannot, puis Jeannot Candôt, car c'était un vrai gosse, un ingénu, un candide. Il n'avait rien dans le crâne qui lui fasse séparer le bien du mal: Le mal dans le monde se limitait à des besoins non assouvis, des gouttes de sang dans l'océan, si petites et fines, qu'elle ne tâchait pas le bleu marine des abysses. Toujours, selon lui, le malheur pouvait être vaincu d'un claquement de doigt.

Une idée germait dans son esprit, une de ces idées qui se veut guide d'une vie, mais qui meurent toujours dans les minutes qui suivent pour le commun des mortels. On rit des siennes, on se moque de celles des autres, mais semaines après semaines Candôt pensait à son idée sérieusement. Il envisageait de partir sur les routes pour sacrer les déshérités, relever les infirmes, soigner les malades. Idée folle, qu'il espérait réaliser! Un jour il sortit de chez lui pour pêcher, il ne revint pas. Le bateau était là, à quai, mais Candôt ne se trouvait plus au village, plutôt que de pêcher, il était parti réaliser son rêve.

Il avait pris une route qui s'éloignait du village par la terre, traversant une forêt sombre. Au bout d'un certain temps, il entendit du bruit dans les fourrés, il s'approcha avec curiosité: un renard était pris dans le piège d'un braconnier. S'il faut sauver le monde, autant commencer par cette bête. Il dénoua les liens du renard et le laissa partir. Il reprit la route, fier comme un coq.
Un jour il arriva dans une petite ville sans église. Il continua sa besogne, mais au bout d'un moment, il trouva un garçon qui pleurait, assis serrant ses mains contre sa poitrine. Candôt s'assit à côté de lui.

_Pourquoi pleures-tu? Demanda-t-il.

Le petit garçon lui montra sa main gauche dont il manquait les quatre plus grands doigts. Un pansement empêchait le sang de s'écouler.

_Je me les suis coupés en aidant papa à la forge. Expliqua-t-il.

Candot prit la main de l'enfant dans les siennes. Un miracle se produisit: les doigts se mirent tous à repousser, comme par magie. L'enfant cria de joie, remercia son sauveur, puis retourna chez lui.

Plus tard, il se retrouva dans une grande ville, des marchands et des artisans pullulaient dans les ruelles, des odeurs d'épices flottaient d'un magasin à l'autre, ça sentait la richesse. Le garçon était montré du doigt, avec ses vêtements troués et sa peaux rugueuse. Il ne trouva dans un premier temps aucune personne qui, semblait-il, se sentait malheureux. Le soir, il rentra dans la cour d'un grand château au milieu de laquelle trônait une fontaine en marbre, une dame était assise sur son rebord. Elle pleurait. Heureux de la voir, Candôt s'assit à coté d'elle. Dans les bâtiments se fêtait l'anniversaire d'un quelconque marquis, Ce n'était que cris de joie, lumières et symphonies.

_Pourquoi es-tu triste? Demanda Candôt.

La dame tourna la tête, chercha d'où pouvait venir cette voix, mais ses yeux gorgés de larmes et la pénombre de la cour l'empêchait de le trouver même s'il était à deux pas à peine. Elle crut à une manifestation de Dieu.

_Mon mari, le Baron me trompe, seigneur. Dit-elle. Je l'aime tant, et il me le rend bien mal en courant les jupes dans ce bal. Si
seulement il pouvait n'avoir d'yeux que pour moi.

Candôt ne se le laissa pas dire deux fois. Il souhaita de tout son coeur que le baron n'aime plus que sa femme pour le reste de ses jours. À peine l'eut-il espéré que le baron pénétra dans la cour, se jeta aux pieds de la baronne et lui demanda pardon, fit l'éloge de ses vertus et lui promit mille et mille fois de ne plus jamais recommencer ses tromperies. Fier, le garçon quitta la ville.

Il se promena un jour sur le bord d'une falaise. Il voyait en contrebas l'océan frémir, les vagues frapper les rochers. Les oiseaux volaient dans le ciel, libres et poètes. Candôt pensa à son père qu'il avait laissé au pays, se demanda ce qu'il pouvait faire en l'instant. Ces pensés nostalgiques lui embuèrent l'esprit, il ne fit pas attention, il glissa le long des rocs, rentra dans les flots.
Au fond flottaient des milliers d'algues de plantes, logeant sur les roches et le sable. Des pics de granit s'élevaient, majestueux, à la frontière des deux mondes. Quelques poissons s'enfuyaient à son approche, il n'en voyait que les couleurs argentées de leurs écailles. Candôt n'essaya pas de retourner à la surface. Il nagea au contraire vers le fond, battant des mains de manière désordonnée et instinctive. Son instinct le poussait vers les profondeurs de la mer, et puis, il la vit.

Elle se trouvait assise sur le sable, éclairée par un petit rayon de soleil qui traversait le miroir de l'onde. Ses cheveux qui, même si coupés, se balançaient sur ses épaules. Elle était habillée avec une robe bleue, des coquillages lui servaient de parures. Le temps était arrêté, sinon juste ponctué par les flottement de la robe et des cheveux. Elle regardait au loin, Candôt la regardait. Cet instant s'arrêta, lorsqu'elle tourna les yeux et vit le jeune garçon.

Elle fût surprise tout d'abord, puis s'approcha en ne bougeant que par de brefs mouvements de pied. Elle l'attrapa, l'emmena. Il remarqua alors qu'il ne souffrait pas de l'incapacité humaine à respirer sous l'eau. Au contraire, il ne s'était jamais sentit aussi bien, léger dans l'élément liquide, libéré et libre.

Elle l'emmena jusqu'à une ville sous-marine, le mur d'enceinte était taillé dans la roche brut, les maisons en pierre blanche. Des décorations tirés de la faune et de la flore aquatique étaient accroché un peu partout, collier de coquillages, rideaux d'algues, portes en bois flotté. Les gens les regardaient passer sans leur prêter grand attention, ils les saluèrent juste à leur passage. La jeune fille entra dans une des maisons. La décoration était elle aussi tirée de la mer. Dans un fauteuil se reposait une femme d'age mûr elle regarda entrer les deux personnes, sursauta à la vue de Candôt. Elle resta pétrifié à le regarder quelques instants, il ne bougeait pas plus qu'elle. Elle remua la bouche, une fois, deux fois, trois fois, puis articula:

_Jean? C'est toi?

Candôt n'avait pas entendu son prénom depuis des lustres, il remua légèrement la tête, la femme lui sauta dessus en pleurant, elle remercia longtemps toutes les puissances de l'univers, pleurant longuement. Candôt ne savait pas comment réagirent.

_Qui êtes-vous? Demanda-t-il finalement.

Candôt se pétrifia. La fille qui l'avait emmené jusqu'ici lui chuchota dans le creux de l'oreille:

_Je suis ta sœur Éliane, et voici ta mère.

Candôt ne crut pas ses oreilles. Elle lui raconta que leur mère appartenait au peuple de la mer, que c'était de là que venaient ses dons. Qu'elle avait épouser leur père, alors amoureux, mais que celui-ci n'avait pas respecté le lois fondamentales du mariage, alors elle était parti, en emmenant sa fille avec elle.

_Et moi? Demanda-t-il.

_Tu étais à l'époque trop jeune pour nous suivre dans les eaux.

La mère et la fille fêtèrent dignement l'évènement. Candôt gouta de tous les plats qu'on lui servit. Ensuite, on lui demanda comment il avait fait pour arriver jusque ici. Elles écoutèrent son histoire, s'assombrit petit à petit au fil du récit. Lorsqu'il s'arrêta, sa sœur lui demanda:

_Tu espérais vraiment rendre le monde heureux?

Candôt hocha la tête. La mère hurla:

_Mais comment peut donc exister un pareille naïf!

Candôt sursauta. Il ne les reconnaissait plus.

_J'ai fait réapparaitre les doigt d'un gamin. Dit-il.

_Et lui, que fera-t-il ensuite? Demanda sa mère. Tu n'as aucune preuve qu'il était quelqu'un de bien, il pourrait très bien devenir un voleur ou un meurtrier dans un futur lointain, résultat, tu l'aura aidé dans ses exactions, bravo.

_J'ai raccommodé un couple.

_Le mari n'aimera plus que se femme jusqu'à la fin de ses jours, rien ne prouve que la femme en fera de même. Tu as très bien pu
inverser les rôles.

_J'ai sauver un renard. Dit-il la voix tremblante.

_Tu l'as éloigné d'un chasseur qui devait peut-être nourrir sa famille, et peut-être que ton renard tuera les poules d'un poulailler.

Candôt ne savait pas quoi répondre. Il décida de rester chez sa mère et sa sœur, renonça à son rêve futile, et vécu d'une certaine manière heureux jusqu'à la fin de ses jour.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Dim 19 Déc 2010 - 17:41

Un autre texte que j'ai écrit cette semaine, probablement celui que j'aime le plus. Il fait à peu près une page en times new roman taille douze (en fait en Garamont taille douze).

La pendule aux étoiles

Jadis Naor et Dias vivait dans une petite maison avec leurs parents, ils y étaient à l'étroit, aussi ils emménagèrent dans une autre maison plus grande. Celle-ci était très ancienne, elle n'avait pas trouvé acquéreur depuis des années et des années. Le dernier propriétaire était un horloger et sa famille, toutes les salles étaient remplis d'instruments: horloges, pendules, coucous, sabliers, autres machines complexes taillés dans le bois ou le métal, montres... Elle aurait très bien pu servir de remise à objets hétéroclites ou farfelus. Tout passa à la trappe, vendu à des brocantes ou donné à des œuvres de charité. Seul resta une horloge à balancier. Elle était très grande, plus grande et large qu'un adulte. Son balancier, gravé d'une lune, d'un soleil et d'étoiles, était derrière une vitre, dans un coffre de bois. Les aiguilles étaient grandes comme des aiguilles à tricoter, à chaque heure, elle sonnait trois fois, sombre et lugubre.

Naor et Dias avaient entendu plusieurs histoires à dormir debout à propos de la maison sur l'horloge surtout. Naor n'y crut pas un instant, au début. Dias semblait d'un autre avis. Elle restait des heures à regarder la pendule, le balancier fendre l'air à rythme régulier. Ses oreilles se tendaient lorsque vibraient dans l'air les trois sons sinistre. Naor jalousait presque cette pendule qui lui volait sa jumelle.

Ils étaient nés le même jour, mais ils étaient d'apparences aussi différents que le ciel et la terre. Naor était pâle, avec des yeux bleus nuits et des cheveux noirs. Dias avait les yeux bleu ciel, avec des cheveux rouges et si sa peau était pâle, elle se hâtait de devenir cuivrée à chaque rayon du soleil. Leur caractères étaient somme toute, plus ou moins semblable, et leurs sentiments fraternelles partagés.

Naor rentra chez lui un soir. Il était fatigué. Il était seul dans la maison. Il n'entendait que le va et vient de la pendule. Elle sonna. Il rentra dans la pièce ou elle était dressée. Il en poussa la porte. Elle grinça. Des fils argentés entouraient la pendule, prenant forme humaine. Il était plus âgé que Naor, mais encore jeune. Il le regarda avec haine: Naor s'étonnait. À son oreille gauche pendait une étoile à huit branche, Naor saisit la lune qui ornait son oreille droite. Au troisième coup, les filaments avaient tous disparu.

Naor accusa la fatigue et la connaissance des superstitions à propos de cette horloge comme étant coupable de cette illusion. Il en parla autours de lui, à ses parents qui en rirent, à sa soeur qui resta de marbre, à un de ses ami, qui la prit avec sérieux. C'était lui qui, en particulier, lui avait raconté ces histoires délirante autours de la maison et de la pendule. Naor le soupçonnait d'inventer de lui même ces histoires. Autrefois, lui conta-t-il, vivaient dans cette maison un horloger et ses enfants. La fille, en âge de mariage, aimait quelqu'un en secret, mais cela ne plut pas au frère qui le tua et enferma son corps derrière l'horloge. La famille déménagea, depuis, le fantôme apparaît à chaque heure, lorsque la pendule entonne ses coups sinistres, attendant la femme qui lui a été éloigné.

Naor rit bien des fadaises de son amis tout le long du chemin qui le menait chez lui, la nuit tombait. Au loin, dans les couches du ciel, des nuages blanc s'amassaient, assombrit par la disparition successive du soleil. La lune et les étoiles était entièrement cachés, le temps d'hiver était froid, l'eau était glacée dans les flaques et les étangs. Naor entra chez lui, il posa son manteau sur un fauteuil, il portait un gilet rouge. Il riait encore, il s'entruchait de rire. La pendule sonnait son premier coup. Il entra dans la pièce ou elle trônait, sa sœur était à son poste habituel, rayonnante, des fils d'argent l'entouraient. Naor entra, il se glaça. La pendule sonna son deuxième coup. L'apparition était là, il tendait la main. Sa sœur la tint. La pendule sonna son troisième coup. Naor cria, Dias souriait, elle ne regarda pas son frère. La pendule sonna son dernier coup. Dias et l'apparition disparurent. Le corps de la jeune fille était encore là. Gisant sur le sol sans vie.

Naor resta pétrifie dans l'embrasure de la porte. Il ne pouvait croire ce qu'il avait vu, il se jeta sur sa soeur inerte, elle avait le visage blanc comme un linge, ses cheveux étaient raides sur ses épaules, ils ne ressemblaient plus aux belles mèches qui entouraient sa tête comme les rayons du soleil. Il lâcha le corps qui retomba flasque, courut vers la porte, l'ouvrit en grand. Il courut dans la ville, la neige tombait des nuages. On ne voyait ni le soleil, caché par la terre, ni la lune par les nuages. Les étoiles tombaient du ciel blanche et serties de lumière. Elle tombaient, s'accrochait au gilet du garçon. Celui-ci courut, s'arrêta au milieu d'une place de pavé. La neige avait déjà en parti recouvert le sol de la ville. Naor tomba à genou et ne bougea plus. La lune sur ses oreilles se balançait avec le vent, la neige le recouvrait. On le voyait disparaître, blanc et rouge sang sous les flocons en forme d'étoile.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Ven 7 Jan 2011 - 19:17

Je viens de remarquer qu'il y a un grand nombre de fautes dans la dernière histoire, j'y remédierais.
Une autre petite histoire:

Le train de vingt-trois heures cinquante-quatre


C'était un soir d'hiver. La neige, noircit par la fumée ou transformée en boue informe, recouvrait la ville. Maël souffla dans ses mains pour se réchauffer, se recroquevilla dans son manteau râpé. Il rajusta son vieux bonnet gris et avança péniblement entre les vieilles maisons de pierres. Les réverbères diffusaient derrière leurs vitres sales une sphère de lumière trouble. Par-ci par-là, il pouvait entendre quelques cris de chiens ou d'autres animaux, parfois d'hommes.

Maël venait d'une autre ville, à quelques gares plus loin. Il devait changer ici de train, mais le mauvais temps l'avait annulé. Il avait du regarder trois fois les horaires avant d'en trouver un qui puisse le ramener chez lui. Un seul partait avant le lendemain matin, dans l'autre gare. Il avait pris son courage à deux mains, et commencé à traverser la vieille ville. Le temps encore le ralentissait. Il arriva à la seconde gare de la ville une vingtaine de minute avant le départ du train.

C'était une toute petite gare. Il n'y avait qu'un guichet, qu'un employé. Il ronflait à son poste, les plafonniers étaient tous éteints. Maël frotta la poussière et la gadoue qui recouvrait en partie ses vêtements, puis secoua l'employé. Il grogna, se réveilla sans envie. Maël acheta son ticket et se plaça sur le quai, il n'y avait qu'un quai. À l'autre gare, les quais et les voies n'étaient déjà pas très nombreux, mais ici, il n'y avait qu'un quai et qu'une voie. Un instant il se demanda pourquoi il y avait deux gares dans cette ville avec si peu de lignes. Il regarda sa montre, se frotta les mains et souffla. Le train allait bientôt arriver. Il jeta un coup d'œil des deux côtés de la voie. Des lumières, jaunes comme le feu, s'approchaient à sa droite.

Le train apparut entouré d'une chape de fumée. La cheminée crachait son immonde tabac. Le train roula jusqu'à lui, s'arrêta face à lui, lui vomit de la vapeur à la gueule. Maël monta dans un wagon. Il s'assit sur un fauteuil bouffé entièrement par les mites et posa son sac à côté de lui, il souffla. Le train reprit sa route. Maël entendait autours de lui les conversations. Il se laissa bercer par le ronron de la locomotive et l'irrégularité de la voie. Il ferma les yeux. Il était minuit moins six.

Il les rouvrit aussitôt, son estomac se rétractait par la peur. Une dame quelques rangs plus loin s'occupait de son gamin qui venait de tomber sur le sol et criait. Un peu plus loin un jeune homme prit la main de sa copine. À l'extérieur, un grincement se faisait entendre, un grincement, comme de la tôle qui se froissait. Il y avait de la fumée, beaucoup de fumée derrière les vitres. Maël était anxieux. Il se redressa, regarda autours de lui. Le gamin chuta sur le sol, le jeune homme regardait timidement sa copine. Dehors défilait des paysages de forêt de pins. Il se calma. Ce n'était probablement qu'un sentiment faux. Il se renfonça au fond de son fauteuil, referma les yeux. Il se laissait bercer par les bruits autours de lui.

Il se redressa un instant plus tard, quelque chose clochait vraiment autours de lui. Son cœur ne voulait arrêter de battre à toute allure, il ne se calmait pas. Il regarda tout autours de lui, écouta attentivement. Une dame quelques rangs plus loin s'occupait de son gamin qui venait de tomber sur le sol et criait. Un peu plus loin un jeune homme prit la main de sa copine. À l'extérieur, un grincement se faisait entendre, un grincement, comme de la tôle qui se froissait. Il y avait de la fumée, beaucoup de fumée derrière les vitres. Il était vraiment mal à l'aise. Il se leva, prit son sac, traversa le wagon, s'excusa à chaque collision sans jamais recevoir de réponse. Il respira à fond, ce n'était surement qu'un effet de son imagination. Son estomac ne voulait pas se calmer, peut-être devait-il trouver des toilettes? Oui. Ça devait être tout. Maël rentra dans un autre wagon.

Il y avait là aussi du monde. Deux personnes se disputaient au milieu du chemin. Maël marcha un peu, il regarda autours de lui. Les lumières s'éteignirent puis vint un grincement insoutenable. Les lumières revinrent. Quelqu'un se leva et attrapa son voisin au collet. Tout le monde les regardait. Un instant plus tard, les lumières s'éteignirent, Maël entendit encore ce grincement de tôle froissée. Il regarda attentivement la scène. Les lumières revinrent. Quelqu'un se leva et attrapa son voisin au collet. Tout le monde les regardaient. Les lumières s'éteignirent, il entendit encore ce grincement. La scène se répéta, et se répétait encore et encore. Maël était effrayé, les personnes qui se disputaient ressemblait à des poupées de papier sans visage, les gens autours deux à des tentacules de méduse. Maël ne bougea plus, il ne pouvait plus bouger, pétrifié, il assistait encore et encore au même instant. Il ne tint plus, il hurla, se jeta au sol. Les gens tournèrent leurs têtes vers lui, ils étaient tous surpris et effrayés, tous du même côté, surélevé par rapport à lui. Maël sentit le sol, le contact d'une barre à son ventre et d'une autre à sa tête. Il sentit le sang couler, des roues lui déchirer le dos. C'était fini.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Ven 7 Jan 2011 - 20:09

Je n'ai lu que la dernière histoire pour l'instant.

Je trouve que c'est vraiment bien écrit, au niveau du style. Smile

Par contre, je ne sais pas si c'est fait exprès, mais l'histoire semble vraiment avoir un coté mystérieux, je n'ai pas compris ce qui arrive à Maël à la fin (je me demande s'il ne s'est pas fait écraser par le train, mais comme il était déjà dans le train...)

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Ven 7 Jan 2011 - 22:34

J'apprécie beaucoup également le style de Cracky, mais pour l'histoire j'avais compris qu'il imaginait être dans le train.

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Sam 8 Jan 2011 - 12:39

merci.
Les deux possibilités sont juste (la première fantastique et la seconde rationnel).
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Mar 11 Jan 2011 - 10:34

Le fils sauvage


Trainant son repas sur le sol, les bras pendant, Gryffo s'approcha d'un fossé pour béqueter. D'un bref coup d'œil, il fit le compte rendu de son état: quelques bobos sur ses jambes, une ou deux blessures sur son bras gauche, sur son torse, une autre lacération sur sa joue, c'était la première depuis deux mois. La bestiole qu'il venait d'abattre était de taille, un gibier, pas un prédateur. Il récupéra ce qui pouvait lui être utile, il laissa le reste sur place à la merci des bêtes sauvages.

La vie n'était pas facile pour lui. Tout ce qu'il possédait venait de la nature: son repas, ses vêtements, son logis. Il avait eu des habits normaux, de la nourriture cuisinée, un logis construit autrefois, avant qu'il ne soit poussé à l'extérieur sous la pression d'un mise en bière. Il n'en restait plus rien. Le temps avait tout pris de son insatiable appétit. Gryffo ne réfléchissait plus à la notion de bonheur, de bien ou de mal, il n'en avait plus le droit. Il vivait sans savoir si le lendemain serait une réalité ou un rêve illusoire.
Gryffo n'était pas bon en couture, lorsqu'il était membre du commun des mortels, il n'avait jamais appris cet art ménager: c'était à l'époque le travail des femmes. Il avait appris les travaux des champs, mais pas la couture. Sans cervelle, sans outil, il était bien incapable de fabriquer autre-chose que des hardes, des bouts de peaux trouées qu'il enfilait et nouait autours de son corps. Cela ne ressemblait à rien, même si cela le protégeait du froid et des coups des animaux.

Le jeune garçon possédait, en dehors de ses frusques, un couteau. Au début, il avait attaqué les animaux qu'il croisait à mains nues avec la force du désespoir. Il l'avait taillé dans les crocs du seul véritable prédateur qu'il avait croisé. Il n'avait pas réussit à le tuer avec ses mains: la bête aurait pu l'éclater. Il avait eu de la chance, la bête moins. Gryffo la respectait depuis plus que tout au monde: il avait taillé ce couteau pour garder un petit bout de la bête près de lui, avec lui.

Il arrivait parfois que Gryffo croise un village ou une ville. La plupart du temps, il le contournait de loin, lui jetant juste un regard vide. Parfois, il attendait la nuit dans les forêts alentours. Il ne s'y risquait pas le jour: il n'était plus un être humain, juste un prédateur à l'affut. Lorsque le soleil était couché par contre, il entrait pour voler des plats qui soient plus ou moins correct. Des poules, des lapins, des moutons, il les attrapait et les mangeait. Il n'avait aucun regret pour ses actes: il considérait que ces animaux de basse-cour étaient de toute façon voués à mourir et être mangés. Que de crimes, qui pèseront dans la balance le jour de son jugement.

C'était un reclus, un exilé, un animal. Il ne connaissait plus son âge, parlait tout seul pour ne pas oublier les mots, récitait les poèmes, les chansons et les textes qu'il avait autrefois appris. Il ne pensait plus au passé, ce n'était plus rien pour lui. Juste une époque de sa vie qui était désormais révolue.

La nuit était dangereuse. Il devait se trouver de bons abris pour éviter de devenir une proie facile pour les prédateurs nocturnes. Des vieilles souches, des trous, des granges, des vieilles chapelles... Tout lui convenait.

Une nuit, il s'endormit derrière la porte d'un lavoir, il n'avait rien trouvé de mieux pour éviter la pluie qui tombait fortement. Le lieu était couvert, il n'avait aucun souci à se faire de ce côté là, mais il tomba malade. L'humidité avait imprégné les peux de bête, les empêchant de le protéger du froid. Cet état était très dur, il avait mal au ventre, dormait beaucoup, ne mangeait presque plus. Il puisait dans les réserves qu'il trimballait depuis des mois pour survivre, des bouts de viandes qui malheureusement n'étaient plus très bons pour la santé, la sienne s'aggrava, il aurait pu en mourir.

La veuve Jeannette vivait dans un village un peu plus loin dans une vallée, surplombé par un à-pic. Elle prit la route qui montait une des pentes de la vallée et s'enfonçait dans la forêt. C'était une femme de l'époque, qui portait un tablier sur une robe et une coiffe sur ses cheveux, elle emmenait un panier pansu rempli de vêtements sales. Elle monta jusqu'au lavoir, qui se trouvait proche de la route. Elle lava les frusques, les bruits du battoir résonnaient autours d'elle. Elle lavait son linge dans le bassin extérieur, Gryffo se trouvait à l'intérieur. L'écho formait un boucan de tous les diables, le réveilla et lui fit peur. Il sortit du bâtiment et courut. Jeannette le vit s'enfuir, puis s'écrouler. Elle s'approcha de lui. Recula en le voyant, couvert de cicatrice et de peaux de bêtes. Elle l'observa un instant. Voyant qu'il était souffrant, Jeannette le mit dans le panier et le ramena jusque chez elle, parce qu'elle était charitable et forte costaude.

Elle le laissa à sa fille Maria, celle-ci le lava et changea ses vêtements en quelque chose de plus décent. Elle le plaça dans son lit et le soigna durant les jours qui suivirent. Maria prit soin de Gryffo, il reprit vite vie, s'étonna de se trouver dans une maison humaine. Maria rit de sa réaction. Elle lui expliqua ce qui lui était arrivé, raconta de A à Z comment sa mère l'avait trouvé, comment elle l'avait soigné... Elle voulut ensuite savoir ce qui lui était arrivé à lui: Gryffo fit la moue, refusa de répondre. Maria ne lui en tint pas rigueur.

Jeannette demanda à Gryffo de les aider aux différents travaux. Celui-ci était maladroit et gauche avec des outils. Il ratait souvent ce qu'on lui demandait de faire, mais au bout de quelques jours il devint utile, il se réhabituait à la vie humaine. Le garçon était toujours l'être sauvage qui courait auparavant dans les bois et les forêts, mais Jeannette et Maria l'avaient apprivoisé. Il réapprit à manger dans un récipient, à suivre des règles qu'il n'avait pas tout à fait oubliées. Il se surprit, un jour, à repenser à sa première vie en temps qu'être humain. Ça le dérangea, il voulut retourner dans les bois, mais ne réussissait pas à quitter les deux femmes. Il s'y était attaché.

Or, vint un jour où le seigneur du coin, qui habitait le château au dessus de l'à-pic, décida de visiter ses terres et de vérifier que tout y était en ordre. Bien évidemment, il s'agissait de vérifier si les taxes étaient à jour. Jeannette était veuve, elle et sa fille n'avaient presque pas d'argent et tout le travail qu'elles fournissaient suffisait juste à les nourrir et payer les taxes qui n'étaient pas bien lourdes compte tenu de leur situation. Cependant, on lui apprit qu'un troisième personne travaillait dans la ferme, un jeune garçon, il se mit en colère.

_ Comment? Pensa-t-il, cette famille qui ne m'a jamais donnée plus de trois pièces à l'année a deux bras de plus qui ne payent rien?
Jeannette essaya bien de lui faire comprendre ce qui s'était passé, elle se jeta à ses pieds et le supplia de la croire. Peine perdue. Le seigneur ordonna à ses gens de saisir leurs biens et de les jeter au cachot.

Gryffo se trouvait à l'étage, il avait tout entendu. Intérieurement, il enrageait. Il remit ses peaux de bêtes, attrapa son couteau. Il était un prédateur, le seigneur était une proie. Sa proie.

Les gardes s'occupaient de Maria. Gryffo descendit les escaliers en hurlant, le seigneur était sa proie, il était un prédateur. Les gardes n'eurent pas le temps de réagir, le seigneur était à terre, entouré par une mare de sang. Les gardes hésitèrent, mais devant les yeux en feu du gamin préférèrent s'occuper d'abord des funérailles.

Gryffo sourit à Maria et Jeannette. Il était couvert de sang, habillé comme un sauvage. Maria et Jeannette le regardèrent avec crainte, il n'était plus un enfant innocent, il était un meurtrier. Il était un animal. Un prédateur. Il essaya de leur faire comprendre que non, mais elles ne pouvaient plus le voir comme avant, il n'était plus qu'un meurtrier. Jeannette chassa Gryffo de sa maison, l'enfant partit, retourna à la nature.

Il reprit sa vie d'antan, vécu en tuant des animaux, en volant à la nuit tombée. Il attaqua un jour un prédateur comme lui. Il s'en sortit, avec du mal, avec une plaie qui traversait son ventre.

Il marchait sur un sentier, il en voyait la fin, le sentier en rejoignit plusieurs pour former une grande route. Des autres sentiers, tous différents, venaient des gens de divers horizons, des paysans, des marchands, des pêcheurs, des nobles... Tous avançaient sur cette route sans s'arrêter. La route se sépara en deux chemins: l'un qui montait, l'autre qui descendait. Les gens prenaient l'un ou l'autre sans hésiter, un force les poussait. Gryffo s'arrêta.

Il vit un peu plus loin Maria qui marchait, il l'attendit. Elle marchait, lui passa devant. Elle le regarda un instant, mais continua sa route, sans penser à lui. Gryffo regarda les deux chemins, aucun ne l'attirait. Il s'assit sur une barrière, planta son couteau à coté de lui. Il patienta.

Depuis ce jour, il reste là à attendre. Tout le monde le voit, peu y pense. Il est la vie sauvage, le fils de la nature. Qu'est-ce qu'il attend? Nul ne le sait. Peut-être que Maria ou Jeannette viennent le chercher, peut-être une autre personne qu'il avait connu jadis, peut-être qu'on lui dise où aller, en haut ou en bas.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Mar 11 Jan 2011 - 13:21

Tu as déjà pensé à écrire des nouvelles, je suis sûr que tu te débrouillerais très bien.

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Mer 12 Jan 2011 - 9:24

merci.
Si je me souviens bien des cours de français, les nouvelles ce sont des histoires allant d'une page à 100 pages, non?
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Mer 12 Jan 2011 - 13:34

Oui, elles comportent également une chute.

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Mer 12 Jan 2011 - 15:19

d'accord.^^
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Ven 14 Jan 2011 - 10:37

La rivière de Naïs

Dans un temps lointain se passa cette histoire. Le glas sonnait à la tour du clocher. Une procession noire se tenait immobile dans le cimetière. Chann regardait le cercueil lentement disparaître sous les pelletés de terre, son dernier parent partait pour l'autre monde, la laissant orpheline et sans biens. D'avoir trop pleurés, ses yeux étaient aussi secs que les pierres qui recouvraient les défunts.

Le notable du village lui donna le gite et le couvert, en échange elle devait s'occuper des travaux de la maison. Elle balayait les planchers et les parquets, lavait les rideaux, battait les tapis, faisait la vaisselle, la couture et le raccommodage. D'autre personne étaient aussi là pour faire les tâches ménagères puisque la maison était grande et luxueuse. Des enfants comme elle et quelques adultes, qui étaient pour certains, chargés de maintenir l'ordre et de mettre les plus jeunes au travail.

Le maître des lieux se croyait tout permis, compte tenu du salaire qu'il leur offrait. Pour un lit, deux repas et le dimanche de libre, il attendait de ses gens un travail irréprochable. Il n'était pas tendre envers Chann, étant maladroite et inexpérimentée, elle peinait à faire le travail aussi vite et bien que les autres. Elle faisait de son mieux, mais il lui fallut du temps pour satisfaire son maître et éviter chaque jour des punissions qui étaient pour la plupart, la suppression du dimanche.

Le dimanche était le jour qu'elle préférait. Elle avait essayé le premier jour de s'enfuir. Elle était descendue dans la vallée, là où se trouvaient la rivière Naïs. C'était une petite rivière qui suivait son cour et était inconnu de la plupart des gens comme la plupart des autres rivières. Le village la surplombait et parfois le bétail des prés voisins venait boire son eau. Des arbres poussaient tout autours, l'eau était lisse comme un miroir avec très peu de courant et de profondeur. On voyait de ses berges les poissons se cacher dans les roseaux.

Chann voulait le traverser, elle ne le put pas. En regardant l'onde elle revint sur sa décision. La fillette ne traversa pas le cours d'eau. Elle resta sur la berge, allongée sur une vieille souche, les pieds dans l'eau. Elle regardait le vent secouer les branches, se reposa. Le bruit lui évoquait le calme et le silence, le repos. Elle ferma les yeux, s'endormit.

Le vent sifflait dans les arbres, un coucou chantait sur une branche. Le soleil, encore bas à l'horizon, coloriait les nuages de teintes orangées ou rosées qui se perdaient dans le bleu du ciel. Les feuilles des arbres se balançaient à rythme régulier, les herbes s'affaissaient avec la brise. Le Naïs était figé comme la glace, pourtant des remous caressaient les pieds de la jeune fille, légers comme le déplacement d'une poussière. Elle semblait une allégorie du sommeil et de l'enfance. Ses mèches reposaient sur ses épaules, caché en grande partie sous un bout de tissu. Son visage était purement endormi, sans aucune fioriture qui eut pu le rendre grimaçant ou souriant. Le bas de sa robe flottait sur l'onde, le tissu se fonçait.

Ses yeux s'ouvrirent lorsque le soleil fut un peu plus haut dans le ciel. Elle se leva, jeta un regard au petit cours d'eau et cueillit des fleurs qu'elle tressa en couronne. Chann remonta jusqu'au village, déposant sa couronne sur le caveau ou reposaient les membres de sa famille.

Chann revint se reposer sur la berge de la rivière le dimanche suivant et celui d'après. Ça avait sur elle un effet positif, elle ne s'apitoyait plus sur la fatalité et travaillait mieux chaque jour. Elle vivait la semaine en songeant à ce petit moment de tranquillité qu'elle vivrait en fin de la semaine près de la rivière. Sept fois les choses se passèrent de même, cependant, la septième fois la rivière n'était plus tout à fait la même, Chann ferma les yeux. Elle ne dormit pas, n'entendit ni le vent ni les oiseaux, mais la rivière qui glissait dans son lit. L'eau coulait, les remous s'étaient accentués sans qu'aucun vent ni qu'aucune pluie ne fusse en train de gâcher le calme du flux aqueux.

Quelqu'un toucha l'épaule de la jeune femme. Elle s'éveilla, enleva de là la feuille qu'un arbre avait laissé tomber. Elle se leva et regarda le ruisseau qui ne lui donnait plus le repos nécessaire à son bien être. Dépitée, elle s'apprêtait à s'en aller lorsqu'une voix vint à l'appeler. Elle se retourna, un garçon de l'autre côté du cours d'eau la salua de la main.

_ Belle journée, n'est-ce pas? Dit-il.

Chann salua le garçon puis remonta la pente qui la menait au village. Il la regarda partir, puis disparut à son tour.

La rivière ne reprit pas son allure d'autrefois. Chann revint le dimanche suivant, mais n'eut pas à se coucher pour comprendre l'évidence, l'eau était tumultueuse, le vent absent, les oiseaux tus. Le garçon par contre était là. Il n'avait pour vêtement qu'un bout de tissus noué de travers qui lui recouvrait les hanches. Ses yeux étaient verts et ses cheveux châtains.

La jeune fille passa du temps avec lui, à discuter, plutôt que de retourner chez son maître. Il s'appelait Sylve, il ne lui dit rien d'autre de lui, à part qu'il passait beaucoup de temps près de la rivière. Elle repartit en fin d'après-midi, après avoir passé beaucoup plus de temps que les autres dimanche à la rivière.

Elle revint le dimanche suivant. La rivière était plus tumultueuse que jamais. Sylve était là, encore de l'autre côté de la berge, elle lui parla toute la journée. Au bout de trois dimanche, elle lui confia ses problème personnels, lui parla de l'enterrement et de son patron. Sylve grimpa, au cinquième dimanche, sur les branches d'un arbres et sauta sur l'autre rive, s'assit à coté d'elle pour l'écouter. Le sixième dimanche, la rivière formait des vagues énormes, elles avaient des formes proches de celles de dragons.

Vint alors le septième dimanche. L'eau cette fois avait reprit son calme. Chann regarda autours d'elle, Sylve n'était alors nul part, les oiseaux chantaient, le vent sifflait, l'onde ne se mouvait pas. Elle fut presque triste du retour de la rivière telle qu'elle l'adorait, puisque son ami n'était plus là. Elle reprit néanmoins sa place, allongée sur une souche, les yeux fermés, les pieds dans l'eau. Elle se calma.

On lui lança de l'eau au bout de quelques minutes, elle se releva, Sylve était de l'autre côté de la rivière, tel qu'elle l'avait vu la première fois. Sylve fit un pas dans l'eau, alors, Chann vit son pied disparaître. Il avança, l'eau monta jusqu'à son abdomen, Chann le voyait sans le bas de son corps. Sylve tendit la main. Chann regarda derrière elle, en direction du village. Un instant elle pensa à retourner là-bas, mais les souvenirs douloureux lui permirent de faire son choix. Elle saisit la main du garçon, le suivit dans l'eau, et disparut à son tour.
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Ven 14 Jan 2011 - 19:43

J'aime beaucoup cette histoire, mais je dois avoir l'esprit tordu comme je vois son dernier geste (le fait d'aller dans l'eau avec Sylve) comme une sorte de suicide.

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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Sam 15 Jan 2011 - 21:40

Merci.
Je n'y avais pas pensé personelement lors de l'écriture, mais c'est vrai qu'en y réfléchissant bien, ça y ressemble, l'idée originale étant qu'elle termine sa fuite (après quatorze dimanches).
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Daisuke
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MessageSujet: Re: fond de Tiroir   Sam 15 Jan 2011 - 22:00

C'est sans doute du au fait que la plupart des mes récits se terminent mal, que j'ai interprété la fin de cette manière.

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